dimanche 18 février 2018

Les chroniques de Narnia - C.S Lewis

Vous trouverez sur cette page le résumé et mon avis pour chaque tome des chroniques de Narnia. J'ai décidé de les regrouper sur une seule et même page pour plus de clarté mais aussi parce que certains commentaires risquent d'être redondants d'un tome à l'autre. Bonne lecture !

Nous y sommes ! Depuis le temps que j'avais envie de lire ces chroniques qui ont fait l'objet de multiples adaptations dont cinématographiques ! Elles seraient trop longues à recenser ici, c'est la raison pour laquelle je vous encourage vivement à aller chez Wikipédia si vous souhaitez en savoir plus. Sachez tout de même, avant de commencer, que Les chroniques de Narnia (vous trouverez également l'appellation Monde de Narnia) ont été publiées entre 1950 et 1956, dans le désordre, donc fiez-vous aux numéros des tomes et non aux dates de publications. Les sept tomes de cette saga s'adressent plutôt à un public en début d'adolescence (pour être précise) mais comme pour beaucoup de romans jeunesse, elles peuvent faire l'objet de multiples interprétations. Chaque tome fait environ 200 pages.

Tome 1 : Le neveu du magicien

En résumé : Polly, une petite fille habitant Londres, fait un beau jour la rencontre de son nouveau voisin, Digory. Ce dernier vient d'emménager chez son oncle et sa tante car sa mère est souffrante. Un après-midi, alors qu'ils exploraient les trésors de leurs maisons, les enfants atterrissent dans l'atelier secret de l'oncle. Celui-ci, un peu magicien sur les bords, leur propose de passer deux bagues à leur doigt qui les envoient en plein milieu d'une forêt dans laquelle se trouvent plusieurs mares. Les enfants s'aperçoivent rapidement qu'un saut dans chaque mare renvoie à des mondes inconnus différents. Dans le premier monde qu'ils visitent, ils font la connaissance d'une sorcière dont ils ne vont plus pouvoir se débarrasser. Elle les suit dans un autre monde, le monde de Narnia, terre neuve qui est en pleine création lorsqu'ils y arrivent. Les premiers animaux apparaissent, les premiers reliefs, les premiers arbres poussent dont un pommier un peu particulier dont le fruit pourrait à la fois guérir la mère de Digory et sauver le monde de Narnia des maléfices de la sorcière.

Mon avis : Il faut bien dire que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, principalement à cause du style d'écriture (ou de la traduction). C.S Lewis n'encombre pas ses premières pages de détails. On va à l'essentiel et l'essentiel, c'est le basculement des deux enfants dans les mondes parallèles qui sont, cette fois-ci décrits avec précision. Nous assistons à la genèse du Monde de Narnia qui nous donne cette curieuse impression de déjà-vu. Mais oui, la dernière fois, c'était où ? ... Ah, dans la Bible ! Eh oui, les références religieuses sont très nombreuses : la création des diverses espèces qui peuplent le monde, le bien et le mal, le pêché, les choix cornéliens... Cela ne m'a pas dérangé. J'ai fait abstraction des références bibliques et je me suis laissée emporter par mon imagination, qui a été facilitée par les nombreuses et très agréables illustrations qui émaillent le livre (je ne sais pas si elles sont présentes dans toutes les éditions). Une lecture plutôt plaisante dont on sent qu'elle ne date pas d'hier mais qui reste intéressante au niveau de l'imaginaire qu'elle propose et des références qui en disent long sur la pensée de l'auteur.

Ma note : 3/5

Tome 2 : L'armoire magique

En résumé : Pendant la Seconde Guerre Mondiale, quatre enfants londoniens prénommés Edmund, Lucy, Peter et Susan sont envoyés à la campagne chez un vieux professeur pour échapper aux raids aériens. Alors qu'ils jouent à cache-cache, la petite dernière se dissimule dans une armoire. En s'enfonçant dans les manteaux de fourrure, elle finit par se retrouver au milieu d'une forêt enneigée, accueillie par un faune. Elle ne le sait pas encore mais elle vient de mettre un pied dans le Monde de Narnia, un pays peuplé par des animaux et des créatures magiques, avec à sa tête depuis quelques temps une effroyable sorcière.

Mon avis : Il ne faut pas perdre de vue que l'ordre des tomes présenté ici ne correspond pas à leur ordre de publication. Ainsi L'amoire magique fut le tout premier tome publié. C'est la raison pour laquelle il est très facile à comprendre, même si on n'a pas lu Le neveu du magicien. Dans ce deuxième tome ou premier, selon le point de référence, le Monde de Narnia est déjà constitué et l'objectif va être de le délivrer de l'emprise de la sorcière. J'ai été plutôt satisfaite de ma lecture. La morale émaille le récit, via notamment les décisions qu'ont à prendre les personnages, confrontés au Bien et au Mal. Le lion, Aslan peut être vu comme un dieu ou comme le Christ venu pour guider le peuple en faisant preuve d'abnégation. On retrouve également la notion de pêché, au travers du personnage d'Edmund dont la gourmandise va le corrompre.  Les créatures mythologiques (le faune par exemple) sont aussi présentes. Il s'agit donc d'un roman jeunesse qui ne manque pas d'aventures fantastiques mais qui prend ses racines dans les histoires de la genèse de l'humanité (Bible, mythologie). Comme pour le premier tome, j'ai trouvé que le début est très rapide, l'idée étant de consacrer le plus de pages possible aux péripéties dans le Monde de Narnia. L'auteur ne s'attarde pas sur la description des enfants mais plutôt sur leur rôle au sein de la société de Narnia et leurs choix présentés comme moraux ou amoraux. Sans aller aussi loin, ce deuxième tome réserve bien des surprises et nous donne, à nous aussi, l'envie de rejoindre l'armée d'Aslan pour combattre la sorcière !

Ma note : 3/5

mercredi 14 février 2018

Throwback Thursday - Les histoires d'amour...

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Les histoires d'amour...

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi :

Un jour
David Nicholls
Saint-Valentin oblige, on ne pouvait pas passer à côté des histoires d'amour cette semaine ! Je dois avouée que je ne suis pas une assidue de cette fête qui me paraît bien trop commerciale. Nous ne la fêtons pas vraiment avec mon chéri. On ne s'offre pas de cadeaux mais on en profite plutôt pour s'accorder des moments qui sortent de la routine comme une après-midi dans un spa ou quelques jours en montagne... En tout cas, cette fête à la mérite de nous faire parler d'amouuuur, sujet de prédilection de la littérature. Pour la peine, voici un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé alors que je partais avec des a-priori négatifs. 

En résumé : Emma et Dexter passe une nuit ensemble le 15 Juillet 1988, alors qu'ils viennent de recevoir leur diplôme universitaire. Ayant des caractères très différents, ils se séparent et vont suivre chacun des chemins bien différents. Néanmoins, tous les 15 Juillet, ils s'écrivent et échangent sur ce que sont devenues leurs vies. D'année en année, ils ne vont cesser de se chercher, de s'aimer, de se détester jusqu'au jour où ils vont comprendre qu'ils ne sont heureux que lorsqu'ils sont ensemble.

Mon avis : Quand je me suis lancée dans cette histoire, je craignais qu'elle prenne un virage un peu trop gnagnan, remplie de guimauve à la violette et de petits écureuils en tutu. J'ai donc été surprise de voir que ce n'était pas le cas. Le procédé est intéressant car on voit nos protagonistes évoluer. On s'attache rapidement à eux, on se sent concernés par leur histoire et on espère juste qu'ils vont finir par voir l'évidence. La fin est inattendue, c'est d'ailleurs elle qui donne tout le sel au livre. Je dois avouer qu'il m'a été très difficile de retenir mes larmes...

dimanche 11 février 2018

13 à table ! (2016) - Collectif

En résumé.

Chaque année, et ce depuis 2015, 13 (ou un peu moins selon les années) grands noms de la littérature contemporaine mettent leur plume au service des Restos du Cœur. Le recueil de nouvelles, portant toujours sur un thème bien précis - frère et sœur pour cette année - est vendu au prix de 5 €, ce qui permet d'offrir 4 repas. L'occasion de faire plaisir mais aussi de se faire plaisir.

Mon avis.

Ah ces 13 à table !, on en voit la pub un peu partout dans les gares en ce moment ! Celui de cette année me fait bien de l’œil car le thème est l'amitié. Mais avant d'aller courir l'acheter en librairie, j'ai d'abord lu celui de 2016 sur lequel j'étais tombée il y a quelques temps alors que je fouinais dans une boîte à livre. La nouvelle n'est pas un exercice facile, car elle est doit être percutante pour marquer le lecteur, rapide dans son incipit pour que l'on s'attache aux personnages et que l'on entre vite dans l'histoire, tout en nous donnant l'impression que c'était assez afin qu'on ne se sente pas frustré quand arrive la fin. De façon générale, je suis plutôt satisfaite de ma lecture, certaines nouvelles ayant davantage retenu mon attention que d'autres. Au-delà du fait que j'ai découvert de nouvelles plumes, ce que j'ai le plus apprécié est de voir à quel point les auteurs peuvent écrire des récits complètement différents à partir d'une même consigne. Voici un rapide aperçu pour chaque nouvelle : 

* Françoise BOURDIN - Cent balles : comme quoi, on a beau avoir de l'argent, ce n'est pas comme ça que l'on achète l'amour d'un fils. C'est en quelques mots la morale de cette nouvelle qui peine à entrer en profondeur et qui n'a pas laissé beaucoup de traces dans ma mémoire.

* Michel BUSSI - La seconde morte : la jalousie entre deux sœurs peut être destructrice, quand l'une ne parvient pas à s'affirmer face au charisme de l'autre. Même si j'ai éprouvé du plaisir à lire les premières pages, je n'ai absolument rien compris au dénouement. Si quelqu'un peut m'expliquer, je suis preneuse ! Et en écrivant ces quelques lignes, j'ai peut-être eu le déclic...

* Maxime CHATTAM - Ceci est mon corps, ceci est mon pêché : un thriller qui ne fait que quelques pages et qui pourtant fait froid dans le dos. L'atmosphère tellement oppressante et l'horreur décrite font que je ne vais pas oublier cette nouvelle de sitôt.

* Stéphane DE GROODT - Frères Coen : beaucoup trop de jeux de mots à mon goût. Je n'avais pas envie de faire l'effort de les comprendre alors j'ai lu ces quelques pages de façon superficielle, sans en retirer grand chose, même pas un sourire...

* François D'EPENOUX - La main sur le cœur : un dénouement inattendu et rocambolesque qui confère de l'émotion à cette nouvelle autour des liens familiaux qui se délitent au fil du temps et des événements. 

* Karine GIEBEL - Aleyna : très certainement la nouvelle la plus poignante de ce recueil, celle qui remporte tous les suffrages. Cruelle de part ce qu'elle dénonce, à savoir le poids des traditions dans certaines familles mais aussi cruelle de part les actes retranscrits dans ces quelques pages.

* Douglas KENNEDY - Tu peux tout me dire : la preuve que certains membres de la famille peuvent être capables des pires trahisons. Une nouvelle que j'ai apprécié pendant ma lecture mais dont il ne reste pas grand chose quelques jours après...

* Alexandra LAPIERRE - Fils unique : alors qu'on parle de frères et sœurs depuis le début, il fallait quand même qu'il y en ait un qui soit fils unique et qui rêve d'une grande fratrie ! Un récit qui apporte fraîcheur et un peu d'humour en ce milieu de course. 

* Agnès LEDIG - Karen et moi : quand une relation amicale devient aussi forte qu'une relation de frère à sœur. Une jolie histoire toute en finesse et délicatesse.

* Nadine MONFILS - La robe bleue : une histoire que j'ai trouvée bouleversante, tant par la vie de la gérante de ce bar PMU qui rêve d'autre chose que par le dénouement atroce. Une nouvelle au réalisme très touchant.

* Romain PUERTOLAS - Le premier Rom sur la Lune : l'intrigue, plutôt drôle au premier abord, est en fait une satyre sociale habilement amenée par son auteur. Beaucoup de vérités en peu de lignes.

* Bernard WERBER - Jumeaux, trop jumeaux : eh oui, il fallait bien évoquer la gémellité ! Une nouvelle que j'ai d'abord trouvée tirée par les cheveux et puis finalement, je me dis qu'elle est le témoin de certaines dérives de la science aujourd'hui qui cherche à voir dans nos moindres faits et gestes de la rationalité et de l'explicable.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Une bonne action !
+ Permet de découvrir de nouveaux auteurs.
+ Intéressant de voir les différentes interprétations des auteurs à partir d'une même consigne.

- Inégalité de qualité entre les différentes nouvelles : certaines sont plus marquantes que d'autres.

Dernières infos.

Cette version de 13 à table ! a été publié en 2016 et compte 283 pages.

Ma note.

vendredi 2 février 2018

Anges et Démons - Dan Brown

En résumé.

Alors qu'il comptait bien faire une grasse matinée, Robert Langdon, professeur spécialiste de symbologie religieuse, est réveillé en sursaut par un appel de Maximilien Kohler, le directeur du CERN (grand centre de recherche européen dédié à la physique des particules). Un de ses collègues a été retrouvé mort, avec un symbole appartenant aux Illuminati gravé au fer rouge sur sa poitrine. Langdon est stupéfait : la société secrète que l'on pensait disparue depuis quatre siècles et qui avait pour cible l'Eglise catholique semble de nouveau active. Le voilà qui rapplique dare-dare en Suisse, bien résolu à démontrer que tout ceci n'est que supercherie. Mais de fil en aiguille il découvre, grâce à la fille de la victime, qu'un tube d'antimatière, sorte de bombe lorsqu'elle entre en contact avec la matière, a également été dérobé. La supercherie, plus sérieuse qu'il ne le pensait, va l'emporter dans une course contre la montre pour sauver le Vatican de ses détracteurs. Rien que ça.

Mon avis.

Il y a quelques mois déjà, j'ai mis la main dans une boîte à livres sur le fameux Da Vinci Code de Dan Brown. Ayant beaucoup entendu parlé de ce livre, j'ai décidé qu'il était temps que je fasse enfin la connaissance de cet auteur très célèbre. Alors que je faisais quelques recherches au préalable sur Livraddict, je me suis rendue compte que ses oeuvres étaient regroupées en une sorte de saga mettant en scène le professeur Robert Langdon. Naïve et ne trouvant pas de réponse claire à mes interrogations existentielles sur le Net, je me suis mise en tête qu'il fallait d'abord avoir lu le premier tome, à savoir Anges et Démons, avant de se plonger dans la suite des écrits de Dan Brown. J'étais donc toute heureuse quand je l'ai trouvé dans la bibliothèque d'une amie. Maintenant que je l'ai dévoré et si vous aussi vous souhaitez avoir des réponses claires, je peux vous affirmer qu'il n'y a pas besoin d'avoir lu ce tome pour comprendre les autres faisant intervenir Robert Langdon.

Je suis contente d'avoir lu Anges et Démons pendant ma semaine de vacances car c'est un livre qui est dense, contenant beaucoup d'informations et dont les rebondissements s'enchaînent. Il faut donc parvenir à garder le fil, ce qui est compliqué quand on ne peut lire que quelques pages par ci, par là. Une fois le livre refermé, on se sent à bout de souffle, comme si on avait suivi Langdon dans une course folle contre la montre. Il faut avoir en tête que les 500 pages (on est plus proche des 600 pages en fait) ne sont consacrées qu'à la narration d'une seule journée. Le récit est très rapide, aucun moment de répit n'est donné au lecteur pour qu'il assimile les informations lancées à chaque dialogue, chaque ligne et chaque ponctuation. C'est quelque chose que j'ai apprécié car j'avais envie de tourner les pages sans m'en rendre compte et d'être emportée par l'aventure. Néanmoins, je me suis sentie soulagée lorsque j'ai vu la dernière page arriver. Je finissais par me perdre au milieu de tous les rebondissements même s'il faut reconnaître que l'auteur est extrêmement clair et cohérent dans ses propos, ce qui est essentiel dans ce genre d'histoire où chaque fait est à retenir pour comprendre la suite. En revanche, vu tout ce qui arrive à Robert Langdon, je pense que je serais morte au moins dix fois si j'avais dû prendre sa place, tout ça sans rien avaler depuis le petit-déjeuner, même pas une banane. Certains faits manquent donc de réalisme, un peu comme dans Bip Bip où le coyote ne meurt jamais, même après avoir chuté de 20 mètres... Mais bon, nous ne pouvons tout de même pas faire mourir le héros !

Au-delà du fait qu'on s'ennuie difficilement dans ce livre, ce que j'ai le plus apprécié est la somme d'informations et les thèmes abordés par l'auteur. En arrière-plan, on a cette question qui est au fondement de beaucoup de réflexions, la relation entre la science et la religion. Ici elle est traitée sous différents points de vues, celui extrême des Illuminati qui s'érigent contre l'Église ou de certains personnages pour qui la science a réduit à néant les valeurs portées par le catholicisme, mais aussi ceux plus modérés d'autres personnalités qui se positionnent entre les deux, qui sont scientifiques ou religieux mais qui tolèrent et voient un intérêt aux arguments apportés par le camp adverse. J'ai donc trouvé certains dialogues vraiment pertinents. Ils m'ont fait réfléchir sur cette tension entre ces faces d'une même pièce, la question des origines de l'univers, autre thème récurrent dans ce livre. Il est aussi question d'Illuminati et d'antimatière ou encore des œuvres qui ornent le Vatican ou qui sont exposées dans la ville de Rome. Même si ce n'est pas nécessaire car l'auteur fournit de nombreuses explications, j'ai quand même éprouvé le besoin d'effectuer des recherches complémentaires sur les Illuminati (que je connaissais très vaguement) et sur l'antimatière (dont je n'avais jamais entendu parler). Je voulais d'abord vérifier si ce qu'avait écrit Dan Brown était vrai (dans certains cas, c'est bon mais dans d'autres, c'est romancé) et puis de fil en aiguille, ces thèmes-là m'ont intéressée et j'ai voulu en savoir plus. Dans tous les cas, je trouve que c'est très louable de la part de l'auteur de nous donner autant de contenu. Cela a dû lui demander beaucoup de travail pour aboutir à un résultat aussi riche et précis. 

Je ne peux que vous conseiller Anges et Démons, surtout si vous avez envie d'une lecture animée et qui vous fera tourner les pages à la vitesse de la lumière, pour rester dans l'univers scientifique.

D'un coup d'oeil, les plus, les moins.

+ Une intrigue qui nous maintient en haleine du début à la fin. 
+ La richesse des informations apportées et des thèmes abordés : relation entre science et religion, société secrète des Illuminati, antimatière, œuvres de Bernini et de Galilée.
+ Le tout est organisé de façon à ce que le lecteur ne s'y perde pas.

- On arrive à bout de souffle en fin de lecture et les derniers rebondissements sont peut-être de trop.
- L'héroïsme surréaliste de Langdon.

Dernières infos.

Anges et Démons date de 2000 pour la version originale. Il compte 569 pages. Il a été adapté au cinéma il y a une dizaine d'années avec Tom Hanks et Ewan McGregor.
Si vous souhaitez aller plus loin, je vous laisse avec les liens que j'ai consultés pour en connaître davantage sur:
* L'antimatière : https://www.lespritsorcier.org/dossier-semaine/origine-de-la-matiere/
* L'antimatière : https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/ou-est-donc-passee-lanti-matiere
* L'antimatière : https://www.youtube.com/watch?v=a4c_Vomo0BY
* Les Illuminati : https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-11-fevrier-2016
* Les Illuminati : https://www.youtube.com/watch?v=9WMsRJBD15I
* Interview de Dan Brown (à propos d'un autre de ses livres, Inferno, mais intéressant tout de même): https://www.franceinter.fr/emissions/downtown/downtown-23-mai-2013

Ma note.

mercredi 31 janvier 2018

Throwback Thursday - Comme un oiseau en cage

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Comme un oiseau en cage.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Thérèse Desqueyroux
François Mauriac
Pour le thème de cette semaine, dont l'illustration est magnifique, je comptais vous parler de La servante écarlate de Margaret Atwood quand je suis tombée sur cet autre livre que j'avais vraiment apprécié, Thérèse Desqueyroux. Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi Audrey Tautou se retrouve sur la couverture, c'est parce que le livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2012.

En résumé : Thérèse Desqueyroux, c'est l'histoire d'une femme qui a tenté d'empoisonner son mari parce qu'elle ne supportait plus ce mariage arrangé qui l'emprisonnait chaque jour un peu plus, parce que brillante et émotive, elle ne comprenait pas ces gens autour d'elle qui lui paraissent si fades, parce que les conventions sociales régnant dans ce petite village landais étaient un fardeau pour elle. Une cage émotionnelle qui va devenir une cage physique puisque le mari sauvé fait en sorte qu'elle ne soit pas punie pour ses actes et l'enferme dans une des chambres de la maison. Il la voit tellement dépérir qu'il ne sait plus s'il faut garder l'oiseau en cage ou le laisser s'évader...

Mon avis : J'ai été très émue par ce livre pour plusieurs raisons. J'ai d'abord aimé la plume de Mauriac qui rend compte avec justesse des émotions ressenties par les personnages et qui amènent sur la table un sujet délicat en ce début du XXème siècle. Ensuite, j'ai beaucoup apprécié la profondeur du personnage de Thérèse, dans lequel je me suis reconnue, non pas pour sa situation de femme mariée à un homme qu'elle n'a pas choisi mais pour sa sensibilité et son incompréhension face aux gens qui l'entourent et aux conventions sociales. C'est un livre dans lequel on vient à prendre le partie du bourreau et de la victime (même si Thérèse sera à son tour victime). On peut y voir une critique de la société de l'époque (et notamment de la place de la femme) mais aussi un bout de la vie de l'auteur dont les traits de caractère ne sont pas si éloignés de ceux la protagoniste.

dimanche 28 janvier 2018

La faim, la bagnole et nous - Fabrice Nicolino

En résumé.

Il y a quelques années, les biocarburants - ces carburants issus du végétal (maïs, soja, canne à sucre et autres plantes destinées initialement à l'alimentation) - sont apparus comme la solution idéale pour palier la pénurie imminente de pétrole. Ils seraient moins chers, auraient un impact nul sur l'environnement et nous délivreraient enfin de notre dépendance aux pays producteurs de pétrole, en l'occurence les pays du Moyen-Orient. En voici la vitrine. Pour savoir ce qui se passe dans l'arrière boutique, il faut faire confiance à Fabrice Nicolino, journaliste d'investigation et spécialiste des questions environnementales, pour faire la lumière sur ce que signifie vraiment l'utilisation de biocarburants. Ils seraient en fait l'occasion pour les industries agrochimiques de conquérir de nouveaux marchés pour refourguer pesticides et autres engrais, de déboiser des zones autrefois réservoirs de biodiversité, et d'affamer les pays les plus pauvres par l'élévation du coût des végétaux nécessaires à la confection de biocarburants. L'auteur s'attaque à tous ceux - lobby, membres du gouvernement, sénateurs, députés, écologistes, industriels, scientifiques - qui ont contribué à rendre possible ces carburants présentés comme révolutionnaires et aux mécanismes dont ils ont usés pour en arriver là.

Mon avis.

Si vous avez déjà lu les chroniques que j'ai écrites il y a quelques temps sur d'autres essais de Fabrice Nicolino, vous saurez que je suis absolument en admiration devant ses travaux. Vous saurez également que toutes les questions relatives à l'environnement m'intéressent. Dans ma vie quotidienne, j'essaie de faire le maximum pour réduire mon impact sur la vénérable mère Nature mais je suis souvent limitée dans mes actes car il ne faut pas oublier que nous faisons partie d'un système et qu'agir en électron libre, s'affranchissant des règles et codes sociaux est compliqué. Alors en attendant, je lis, me renseigne sur tous ces sujets qui me préoccupent et les écrits de Fabrice Nicolino sont une source d'informations significative.

Si j'avais déjà des connaissances sur les pesticides avant de lire un des ses livres dont c'était le thème, je suis entrée dans celui-ci en novice. Jusqu'à la lecture de ce livre, je n'avais que vaguement entendu parler des biocarburants comme solution à tous nos maux mais je n'avais jamais pris le temps de réfléchir à la question. J'ai comme l'impression que ce sujet était incontournable il y a une dizaine d'années (date à laquelle a été publié ce livre) alors qu'il est aujourd'hui absent de tout débat public. Est-ce que la sauce n'a pas pris ? Ou est-ce que ces biocarburants sont venus, à notre insu,  s'additionner au pétrole contenu dans les pompes à essence desquelles nous prélevons ce qui nous fait avancer tous les jours ? En cette fin 2017, je ne sais pas où nous en sommes. J'ai donc parfois eu l'impression d'être déconnectée de la réalité et je me suis sentie un peu perdue car je n'avais pas d'échanges actuels en tête auxquels me raccrocher. Je pense que j'aurais davantage savouré son argumentaire il y a quelques années, en plein débat public. Néanmoins, cette lecture n'est pas perdue puisque l'auteur consacre plusieurs chapitres à la genèse de certains faits qui continuent de nous concerner : la mécanisation rapide de l'agriculture au sortir de la guerre génératrice de surplus et gourmande en produits phytosanitaires, le développement des véhicules et leur place dans notre façon de concevoir la société, l'apparition de nouveaux termes définissant les relations entre les différents pays du monde ("développés" et "sous-développés") mais aussi et toujours un point sur les bouleversements climatiques et l'éradication des fragiles écosystèmes. Outre le fait qu'il soit intéressant pour notre culture, ce détour par l'histoire replace dans son contexte le thème des biocarburants.

Car Fabrice Nicolino ne se contente pas de tirer à boulets rouges sur ses adversaires, il prend le temps d'analyser leurs arguments et de les démonter petit à petit, de façon extrêmement précise, cohérente et documentée. Je suis toujours impressionnée par la qualité de ses écrits qui sont à la fois concis et percutants tant ce qu'il avance est intelligent et pertinent. Il a toujours ce souci de vérifier le moindre élément apporté et prend le soin de citer ses sources de façon très rigoureuse. Chacune de ses productions incarne ce qui devrait être à mon sens le travail d'un journaliste : aller plus loin que le grain que l'on nous donne à moudre en allant à la pêche aux informations et en confrontant les points de vue. Par ailleurs, le ton est ironique, moqueur, ce qui rajoute du sel à son argumentation. En le lisant, j'ai parfois eu l'impression d'entendre la voix off du journaliste de Cash Investigation qui tourne en ridicule les personnes mises au banc d'accusation. On se croirait dans une enquête policière, à tel point qu'on ne peut plus lâcher le livre une fois qu'on l'a commencé et une fois terminé, on a juste envie de partir à la recherche d'un buisson derrière lequel se cacher pour vomir.

Que ce soit pour ce livre ou pour un autre, je ne peux que vous encourager à vous précipiter dans n'importe quelle bonne librairie pour vous procurer du Fabrice Nicolino. Il apporte un éclairage alternatif et surtout très documenté à la soupe qu'on nous sert quotidiennement. Or, il est urgent de se documenter sur ces sujets-là.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La richesse des informations apportées par l'auteur qui aborde non seulement le thème des biocarburants mais également toutes les autres problématiques qui lui sont liées (la place de la voiture, l'agriculture moderne, etc).
+ La qualité de l'argumentation qui se veut précise, documentée et pertinente.
+ Le ton ironique sur lequel a été rédigé l'essai qui nous donne l'impression de voir se dérouler devant nos yeux un reportage télévisé.

- L'inconvénient de lire un livre publié il y a une dizaine d'années: où en est-on aujourd'hui ?

Dernières infos.

La faim, la bagnole et nous a été publié en 2007 et compte 175 pages. Fabrice Nicolino est également l'auteur de deux livres publiés tout récemment: Ce qui compte vraiment et Lettre à une petiote sur l'abominable histoire de la bouffe industrielle.

Ma note.
Challenges.

Ce livre me permet d'avancer dans ce challenge :

mercredi 24 janvier 2018

Throwback Thursday - Hot chocolate and Marshmallows

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Hot chocolate and Marshmallows.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Le jour où Anita envoya tout balader
Katarina Bivald
Eh oui, malgré le léger allongement des journées (quand il ne pleut pas), nous sommes toujours en hiver et nous éprouvons toujours autant de plaisir à se mettre au coin du feu avec un livre qui nous offrira chaleur et réconfort. Dans celui que j'ai choisi pour aujourd'hui, point de chocolat chaud, point de marshmallows mais une jolie histoire d'amour qui vaut toutes les plaques de chocolat du monde... 

En résumé : Anita a 38 ans et elle est en pleine crise de la quarantaine. Elle est mère célibataire, est caissière dans un supermarché de campagne et sa fille unique vient de quitter le foyer pour ses études. Heureusement, elle peut compter sur ses amies qui la poussent à réaliser un de ses rêves les plus chers : apprendre à conduire une moto. La voilà lancée bien qu'un peu hésitante devant le moniteur lors du premier cours. Cette nouvelle passion, associée à son investissement au sein de la ville vont lui donner un nouveau souffle. Se sentant mieux dans ses baskets, elle n'aura pas de mal à partir en quête du gentleman idéal.

Mon avis : une jolie histoire aux personnages attachants et auxquels on s'identifie facilement. Le style adopté par Katarina Bivald est agréable, rempli de simplicité, comme si elle nous offrait la possibilité de partager l'histoire d'une suédoise lambda. J'ai donc passé un bon moment avec Anita, sans prise de tête et tout en légèreté. J'ai même préféré ce livre à La bibliothèque des cœurs cabossés (du même auteur).