dimanche 28 janvier 2018

La faim, la bagnole et nous - Fabrice Nicolino

En résumé.

Il y a quelques années, les biocarburants - ces carburants issus du végétal (maïs, soja, canne à sucre et autres plantes destinées initialement à l'alimentation) - sont apparus comme la solution idéale pour palier la pénurie imminente de pétrole. Ils seraient moins chers, auraient un impact nul sur l'environnement et nous délivreraient enfin de notre dépendance aux pays producteurs de pétrole, en l'occurence les pays du Moyen-Orient. En voici la vitrine. Pour savoir ce qui se passe dans l'arrière boutique, il faut faire confiance à Fabrice Nicolino, journaliste d'investigation et spécialiste des questions environnementales, pour faire la lumière sur ce que signifie vraiment l'utilisation de biocarburants. Ils seraient en fait l'occasion pour les industries agrochimiques de conquérir de nouveaux marchés pour refourguer pesticides et autres engrais, de déboiser des zones autrefois réservoirs de biodiversité, et d'affamer les pays les plus pauvres par l'élévation du coût des végétaux nécessaires à la confection de biocarburants. L'auteur s'attaque à tous ceux - lobby, membres du gouvernement, sénateurs, députés, écologistes, industriels, scientifiques - qui ont contribué à rendre possible ces carburants présentés comme révolutionnaires et aux mécanismes dont ils ont usés pour en arriver là.

Mon avis.

Si vous avez déjà lu les chroniques que j'ai écrites il y a quelques temps sur d'autres essais de Fabrice Nicolino, vous saurez que je suis absolument en admiration devant ses travaux. Vous saurez également que toutes les questions relatives à l'environnement m'intéressent. Dans ma vie quotidienne, j'essaie de faire le maximum pour réduire mon impact sur la vénérable mère Nature mais je suis souvent limitée dans mes actes car il ne faut pas oublier que nous faisons partie d'un système et qu'agir en électron libre, s'affranchissant des règles et codes sociaux est compliqué. Alors en attendant, je lis, me renseigne sur tous ces sujets qui me préoccupent et les écrits de Fabrice Nicolino sont une source d'informations significative.

Si j'avais déjà des connaissances sur les pesticides avant de lire un des ses livres dont c'était le thème, je suis entrée dans celui-ci en novice. Jusqu'à la lecture de ce livre, je n'avais que vaguement entendu parler des biocarburants comme solution à tous nos maux mais je n'avais jamais pris le temps de réfléchir à la question. J'ai comme l'impression que ce sujet était incontournable il y a une dizaine d'années (date à laquelle a été publié ce livre) alors qu'il est aujourd'hui absent de tout débat public. Est-ce que la sauce n'a pas pris ? Ou est-ce que ces biocarburants sont venus, à notre insu,  s'additionner au pétrole contenu dans les pompes à essence desquelles nous prélevons ce qui nous fait avancer tous les jours ? En cette fin 2017, je ne sais pas où nous en sommes. J'ai donc parfois eu l'impression d'être déconnectée de la réalité et je me suis sentie un peu perdue car je n'avais pas d'échanges actuels en tête auxquels me raccrocher. Je pense que j'aurais davantage savouré son argumentaire il y a quelques années, en plein débat public. Néanmoins, cette lecture n'est pas perdue puisque l'auteur consacre plusieurs chapitres à la genèse de certains faits qui continuent de nous concerner : la mécanisation rapide de l'agriculture au sortir de la guerre génératrice de surplus et gourmande en produits phytosanitaires, le développement des véhicules et leur place dans notre façon de concevoir la société, l'apparition de nouveaux termes définissant les relations entre les différents pays du monde ("développés" et "sous-développés") mais aussi et toujours un point sur les bouleversements climatiques et l'éradication des fragiles écosystèmes. Outre le fait qu'il soit intéressant pour notre culture, ce détour par l'histoire replace dans son contexte le thème des biocarburants.

Car Fabrice Nicolino ne se contente pas de tirer à boulets rouges sur ses adversaires, il prend le temps d'analyser leurs arguments et de les démonter petit à petit, de façon extrêmement précise, cohérente et documentée. Je suis toujours impressionnée par la qualité de ses écrits qui sont à la fois concis et percutants tant ce qu'il avance est intelligent et pertinent. Il a toujours ce souci de vérifier le moindre élément apporté et prend le soin de citer ses sources de façon très rigoureuse. Chacune de ses productions incarne ce qui devrait être à mon sens le travail d'un journaliste : aller plus loin que le grain que l'on nous donne à moudre en allant à la pêche aux informations et en confrontant les points de vue. Par ailleurs, le ton est ironique, moqueur, ce qui rajoute du sel à son argumentation. En le lisant, j'ai parfois eu l'impression d'entendre la voix off du journaliste de Cash Investigation qui tourne en ridicule les personnes mises au banc d'accusation. On se croirait dans une enquête policière, à tel point qu'on ne peut plus lâcher le livre une fois qu'on l'a commencé et une fois terminé, on a juste envie de partir à la recherche d'un buisson derrière lequel se cacher pour vomir.

Que ce soit pour ce livre ou pour un autre, je ne peux que vous encourager à vous précipiter dans n'importe quelle bonne librairie pour vous procurer du Fabrice Nicolino. Il apporte un éclairage alternatif et surtout très documenté à la soupe qu'on nous sert quotidiennement. Or, il est urgent de se documenter sur ces sujets-là.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ La richesse des informations apportées par l'auteur qui aborde non seulement le thème des biocarburants mais également toutes les autres problématiques qui lui sont liées (la place de la voiture, l'agriculture moderne, etc).
+ La qualité de l'argumentation qui se veut précise, documentée et pertinente.
+ Le ton ironique sur lequel a été rédigé l'essai qui nous donne l'impression de voir se dérouler devant nos yeux un reportage télévisé.

- L'inconvénient de lire un livre publié il y a une dizaine d'années: où en est-on aujourd'hui ?

Dernières infos.

La faim, la bagnole et nous a été publié en 2007 et compte 175 pages. Fabrice Nicolino est également l'auteur de deux livres publiés tout récemment: Ce qui compte vraiment et Lettre à une petiote sur l'abominable histoire de la bouffe industrielle.

Ma note.
Challenges.

Ce livre me permet d'avancer dans ce challenge :

jeudi 25 janvier 2018

Throwback Thursday - Hot chocolate and Marshmallows

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Hot chocolate and Marshmallows.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Le jour où Anita envoya tout balader
Katarina Bivald
Eh oui, malgré le léger allongement des journées (quand il ne pleut pas), nous sommes toujours en hiver et nous éprouvons toujours autant de plaisir à se mettre au coin du feu avec un livre qui nous offrira chaleur et réconfort. Dans celui que j'ai choisi pour aujourd'hui, point de chocolat chaud, point de marshmallows mais une jolie histoire d'amour qui vaut toutes les plaques de chocolat du monde... 

En résumé : Anita a 38 ans et elle est en pleine crise de la quarantaine. Elle est mère célibataire, est caissière dans un supermarché de campagne et sa fille unique vient de quitter le foyer pour ses études. Heureusement, elle peut compter sur ses amies qui la poussent à réaliser un de ses rêves les plus chers : apprendre à conduire une moto. La voilà lancée bien qu'un peu hésitante devant le moniteur lors du premier cours. Cette nouvelle passion, associée à son investissement au sein de la ville vont lui donner un nouveau souffle. Se sentant mieux dans ses baskets, elle n'aura pas de mal à partir en quête du gentleman idéal.

Mon avis : une jolie histoire aux personnages attachants et auxquels on s'identifie facilement. Le style adopté par Katarina Bivald est agréable, rempli de simplicité, comme si elle nous offrait la possibilité de partager l'histoire d'une suédoise lambda. J'ai donc passé un bon moment avec Anita, sans prise de tête et tout en légèreté. J'ai même préféré ce livre à La bibliothèque des cœurs cabossés (du même auteur).

samedi 20 janvier 2018

Agatha Raisin enquête (tomes 1 à 15) - M.C Beaton

J'avais initialement prévu de traiter chaque tome de cette série dans des articles différents. Mais arrivée au quatrième tome, je me suis rendue compte que mes chroniques devenaient redondantes car si les péripéties varient, certains procédés sont identiques d'un livre à l'autre. J'ai donc décidé d'avoir recours à des chroniques plus courtes et toutes réunies en une seule page. Attention cependant à vous reporter à la chronique recherchée pour ne pas vous spoiler ! 

En un mot et en guise de présentation, ces petits policiers qui ne se prennent pas au sérieux (300 pages en moyenne) ont été publiés il y a bien longtemps (le premier tome a mon âge, snif, snif) et ont fait l'objet d'une traduction puis d'une publication toute récente en France. On les voit un peu partout en ce moment dans les librairies et pour cause, leurs couvertures sont SUBLIMES et leurs titres drôles et racoleurs. Je n'ai évidemment pas pu résister !


Tome 1 : La quiche fatale.

En résumé : Agatha Raisin est une toute jeune retraitée de l'entreprise qu'elle a fondée en plein cœur du dynamique et cosmopolite London. Pas de compagnon, pas d'enfant, elle s'est consacrée toute sa vie à diriger d'une main de fer son affaire. Pour ses vieux jours, elle a décidé d'investir dans un cottage de caractère au beau milieu de la campagne anglaise. Petit village, des habitants pas toujours très souriants... L'ennui s'empare vite d'elle. Pour rythmer son quotidien mais aussi pour s'intégrer au voisinage, elle s'inscrit au concours annuel de quiches. Un sacré challenge puisque ce concours couronne depuis des années la même reine. L'entrée dans la course d'Agatha n'y changera rien. Cette dernière, un peu vexée, soupçonne des conflits d'intérêts, et oui, même pour des quiches... Des cancans qui vont prendre une autre ampleur alors que le membre principal du jury se ressert une part de sa quiche le soir même et tombe raide mort sur le tapis du salon. Les accusations pleuvent sur cette nouvelle habitante qu'est Agatha. De son côté, déterminée à prouver qu'elle n'y est pour rien, elle décide de mener l'enquête et de démasquer le mystérieux assassin.

Mon avis :  Pour toutes les raisons énoncées en introduction, j'attendais beaucoup de ce premier tome reçu à Noël avec les trois autres premiers tomes de la saga. De façon générale, j'ai été un peu déçue. Bien que la couverture annonce de la fraîcheur et de la légèreté pour cette parodie de l'oeuvre d'Agatha Christie, je pensais tout de même avoir affaire à un policier rondement mené et à une intrigue bien ficelée. Finalement, j'ai trouvé que le tout manque un peu de suspense et de rebondissements, typiques du genre policier. Notre enquêtrice en herbe semble souvent désorganisée et c'est un peu par hasard qu'elle met le nez sur l'assassin dont le lecteur peut facilement deviner l'identité en début de livre. Le rajout de personnages pour essayer de faire diversion et tromper le lecteur est assez maladroite et n'a pas gommé mon impression de superficialité. On dirait que l'enquête, plutôt que de constituer le cœur de l'histoire, n'est qu'un prétexte pour installer le cadre de la saga, ce qui est d'ailleurs réussi car on n'a pas de mal à s'imaginer les décors douillets et idylliques dans lesquels une Agatha Raisin va évoluer au milieu de cul-pincés.

Ma note : 3/5

Challenges : 
Défi lecture 2017 - Consigne 35: un livre auquel je me fie à la couverture (10/80) 
ABC 2017 - Lettre B (7/26)

Tome 2 : Remède de cheval.

En résumé : Notre apprentie détective Agatha Raisin pensait enfin pouvoir se reposer dans son pimpant cottage de la campagne britannique après son enquête mouvementée suite au meurtre d'un des habitants du village. Eh bien... C'est encore raté! La voilà de retour de vacances, ayant une fois de plus échoué dans son entreprise de séduction de James Lacey, le charmant voisin. Il en fallait quand même plus pour déstabiliser notre quinquagénaire: non seulement un nouveau vétérinaire vient de s'installer à Carsely mais en plus il est très attirant, à tel point que toutes les habitantes se sont trouvées subitement un animal de compagnie pour aller faire du gringue au nouveau venu. Et Agatha n'est pas en reste. Seulement voilà, quelques temps après son arrivée, le bourreau des cœurs est retrouvé mort alors qu'il était en train d'opérer un cheval d'une propriété voisine. Meurtre ? Accident ? Une nouvelle aventure pour Agatha, cette fois-ci accompagnée de James Lacey...

Mon avis : Alors que j'avais été un peu déçue par le premier, ce deuxième tome a davantage correspondu à mes attentes. Je trouve l'intrigue plus entraînante et plus vive. La preuve est que je l'ai lu en deux jours car j'avais envie de connaître la suite. Les passages consacrés aux difficultés qu'Agatha éprouve pour s'intégrer dans son nouveau chez elle sont remplacés par des scènes d'action, des petites anecdotes qui font que l'on s'ennuie moins. L'enquête en elle-même a également plus de consistance et est mieux bâtie. On peut se douter de l'assassin mais il y a des rebondissements, des conversations qui nous font dire "Et si finalement ?" L'enquête se déroule avec en fond le flirt entre Agatha et James, ce qui donne à l'histoire un autre éclairage que la simple enquête. Cependant, quelques points noirs demeurent (il semblerait qu'Agatha Raisin n'ait pas d'Eau Précieuse dans sa trousse de toilette). Cette petite vanne qui craint et que les moins de 25 ans ne pourront pas comprendre est une illustration du niveau d'humour qui parcourt le livre - quelque chose de pas très subtile. On sent bien que l'un des projets de l'auteur était de faire rire ses lecteurs. C'est tout à fait louable de sa part de penser à nous mais j'aurais préféré sur ce coup-là, garder mes larmes et mon désespoir. Certaines scènes sont là uniquement dans le but de faire rire, ce qui les rend superficielles et donc ça ne marche pas (à ceux et celles qui ont déjà lu le livre, je pense notamment à la scène des lavabos). De façon générale, ces points noirs ont efficacement été évacués par l'Eau Précieuse puisque je ressors de ma lecture avec un sentiment plutôt positif.

Ma note : 3/5

Challenges :
100 romans à lire en 2017 - 16/100
Défi lecture 2017 - Consigne 17: un livre avec un chat sur la couverture (16/80)

Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière.

En résumé : Nous sommes au printemps lorsque notre fidèle enquêtrice Agatha Raisin revient d'un tour du monde. Qui dit retour des beaux jours, dit concours des plus beaux jardins à Carsely. Agatha, qui ne s'est toujours pas remise de sa défaite au concours de quiches quelques années plus tôt est bien décidée cette fois-ci à remporter la mise, même si elle doit employer des techniques malhonnêtes. Ses plans vont être quelque peu perturbés par l'arrivée d'une nouvelle habitante, Mary Fortune, extrêmement douée en jardinage mais pas que, puisqu'elle a réussi à séduire l'objet de tous ses fantasmes, James Lacey. Alors que la compétition fait rage et que le jour J approche, la dernière recrue est retrouvée assassinée, plantée dans un pot, la tête dans la terre, les jambes en l'air. Visiblement, Agatha n'était pas la seule à souhaiter sa disparition...

Mon avis : J'ai l'impression que plus je lis les aventures d'Agatha Raisin et plus j'y prends du plaisir. Ou alors c'est parce que je m'attache aux personnages et j'adhère un peu plus facilement à l'humour de M.C Beaton. Ou alors c'est parce que son style d'écriture s'améliore au fil des tomes. Ou encore c'est peut-être dû au fait que j'ai regardé les deux premiers épisodes adaptés des livres et diffusés sur France 3 il y a quelques semaines et que j'ai vraiment bien aimé. Quelles qu'en soient les raisons, j'ai lu ce troisième volume en un éclair et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J'ai trouvé que les personnages étaient plutôt intéressants et on est vite transporté par le suspense créé par l'auteur. L'assassin est plutôt difficile à démasquer, même s'il faisait partie de mes présumés coupables. Le meurtre est une fois de plus un prétexte pour mettre en scène les habitants du petit village de Carsely mais cette fois-ci, c'est servi avec beaucoup d'humour. Cependant, j'aurais pu être encore plus enthousiasmée par ma lecture si un peu d'originalité avait été instillée dans l'histoire. On a finalement affaire toujours aux mêmes codes : un nouvel arrivant dans le village qui se retrouve assassiné, Agatha mène l'enquête et finit par résoudre le mystère, il y a toujours une compétition organisée au sein de Carsely, on rappelle toujours Agatha pour un travail à Londres, elle hésite puis finit par ne pas y aller... Autant d'éléments prévisibles qui font que les assassinats changent mais que le contexte reste toujours le même. Alors bien sûr, je sais que c'est ce qui fait toute l'alchimie des enquêtes d'Agatha Raisin mais c'est dommage, le tout aurait mérité d'être un peu plus fouillé. Je suis aussi restée un peu sceptique quant à la personnalité de Mary Fortune et à la relation qu'elle entretient avec James Lacey. Celui-ci est un jour charmé puis le lendemain fuyant puis redevient le surlendemain tendre et séducteur. Ses agissements manquent de cohérence et on sent bien que l'auteur l'agite comme une marionnette pour servir les intérêts de l'histoire. 

Ma note : 3/5

Challenges : 
Défi lecture 2017 - Consigne 62: Un roman dont le titre et la couverture sont drôles. (26/80)

Tome 4 : Randonnée mortelle.


En résumé : Après la cuisine, après le jardinage, Agatha s'est trouvé un nouvel hobby pour perdre les quelques kilos pris pendant son retour aux affaires à Londres : la randonnée et ça tombe plutôt bien puisque c'est James qui est à la tête du nouveau club de marche de Carsely. Mais c'est aussi une malheureuse coïncidence puisqu'une marcheuse appartenant à un club voisin vient d'être tuée. Agatha Raisin, désormais réputée pour ses talents d'enquêtrice est sollicitée pour se lancer sur la piste de l'assassin. Entre les propriétaires terriens qui en voulaient à la jeune femme pour sa ténacité à forcer le passage sur leurs terres et ses collègues de marche qui ne la supportaient plus, les suspects sont nombreux ! De quoi faire perdre à notre héroïne la tête mais aussi le cœur... 

Mon avis : L'impression positive que j'avais eue à la lecture du troisième tome se confirme avec celui-ci. Cela faisait un petit moment que je ne m'étais pas plongée dans les aventures d'Agatha et j'ai eu plaisir à la retrouver, elle et les autres habitants du village. Ce tome diffère un poil des trois premiers dans la mesure où l'action est déplacée dans le village voisin, ce qui nous met en présence d'autres personnages. Par ailleurs, le récit de l'enquête constitue la majeure partie du livre. Même si l'auteur s'attarde toujours sur les affaires de cœur d'Agatha, ces dernières sont principalement abordées en toute fin de livre et introduisent surtout le rebondissement qui servira de départ pour le prochain tome. Il y a dans ce quatrième tome du suspense, de l'action, de l'humour et même si le meurtrier paraît une fois de plus évident et que le dénouement se veut un peu capillotracté, on ne s'ennuie pas et on passe un bon moment. J'ai hâte de me plonger dans le prochain opus car il faut bien dire que la fin nous tient en haleine. J'espère tout de même être surprise car les indices laissés par l'auteur sont assez explicites.

Ma note : 3/5

Challenges : 

Tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire.

En résumé : A la fin du quatrième tome, nous quittions notre Agatha complètement bouleversée par la demande en mariage de James. Et déjà, les vautours rodaient autour du jeune couple. Notamment Roy Silver, bien décidé à gâcher la fête avec le retour de l'ex-mari d'Agatha, censé être mort. C'est du moins ce que tout le monde, y compris James, pensait. Seulement, Jimmy Raisin est bien vivant, il fait son entrée dans l'église alors que les mariés sont en train d'échanger leurs vœux, Agatha est catastrophée, James refuse de l'épouser, les convives sont déçus et la noce tombe à l'eau. Le lendemain, Jimmy est retrouvé mort dans le fossé. Naturellement, les soupçons se portent sur le duo Agatha-James qui se reforme le temps d'une enquête afin de prouver leur innocence.

Mon avis : J'avais hâte de me plonger dans ce cinquième tome des aventures d'Agatha Raisin car j'avais très envie de l'entendre dire oui à James et de voir si le couple résisterait à l'arrivée de Jimmy. Il s'agit bien d'un tome un plus intime au cours duquel on en apprend davantage sur le passé d'Agatha. Encore une fois, le meurtre n'est qu'un prétexte pour développer la véritable histoire, celle d'Agatha et des autres personnages qui gravitent autour d'elle (James, Bill dont on découvre un nouveau trait de personnalité). D'ailleurs, l'enquête n'a une fois de plus rien d'exceptionnel. Malgré les pièges qu'essaie de nous tendre M.C Beaton, il est vraiment facile de deviner l'assassin. Heureusement que nous avons plaisir à retrouver les personnages et à les voir évoluer, l'histoire n'aurait aucun intérêt sinon. J'ai par ailleurs été un peu déçue par le tout début que j'ai trouvé vite expédié (peu de détails sur les préparatifs du mariage malheureusement) et plutôt mal écrit. Rassurez-vous, l'auteur se rattrape par la suite. J'espère que de nombreux rebondissements se préparent car l'histoire commence tout de même à s’essouffler : Agatha et James qui se courent après, des meurtres en rafale, la police qui ne parvient jamais à les devancer... J'espère ne pas m'en lasser dans les prochains tomes.

Ma note : 3/5

Tome 6 : Vacances tous risques.

En résumé : Cela ne vous a pas échappé, James a refusé d'épouser Agatha et le voilà parti pour ce qui devait être leur destination de lune de miel : Chypre. Bien décidée à le reconquérir coûte que coûte, notre enquêtrice aguerrie se lance à sa recherche. Seulement les retrouvailles ne vont pas se passer comme prévues. A peine l'a-t-elle retrouvé qu'un meurtre est commis sous ses yeux : une touriste anglaise est assassinée. Agatha, fidèle à elle-même, compte bien démasquer le coupable. La tâche promet d'être complexe puisque la victime partageait son séjour avec son mari et un ami du couple. Sur place, elle avait sympathisé avec un autre couple qui était également venu en vacances avec un ami. Autant de suspects qui vont en faire voir de toutes les couleurs à notre lady, et ce ne sont pas ses affaires de cœur qui vont lui remonter le moral...

Mon avis : Je me réservais ce sixième tome des aventures d'Agatha Raisin pour les vacances. Nous quittons Carsely et la campagne anglaise pour une destination un peu plus exotique et ensoleillée, Chypre. Et je dois dire que ce dépaysement nous offre une bouffée d'air frais dans l'intrigue : de nouveaux personnages, de nouveaux lieux mais une Agatha toujours aussi déterminée ! J'ai apprécié que M.C Beaton nous donne régulièrement des informations sur la situation politique de Chypre et sur l'architecture des villes visitées par les protagonistes. J'ai appris plusieurs petites choses et cela donne encore une autre dimension à l'histoire, on a, à notre tour, l'impression d'être un touriste. Heureusement que l'on a ça car l'enquête en elle-même n'est pas, une fois de plus, de très haute volée. Elle manque de rebondissement, elle tourne en rond, les témoignages des suspects finissent par être redondants, ce qui nous donne l'impression que l'auteur ne sait plus quoi écrire pour meubler l'histoire. On n'a pas vraiment de surprise lors de la révélation du meurtrier, le tout sonnant un peu creux. Vous l'aurez compris depuis un moment, il ne faut pas lire cette série qui se veut policière pour les enquêtes car vous serez déçus. Il faut plutôt les lire pour suivre l'héroïne et les autres personnages qui font partie de son entourage. Est surtout développée dans ce tome sa vie sentimentale qui devient, elle aussi, un peu redondante. Un troisième élément, le baron Charles (qui est introduit dans le quatrième tome) fait son apparition pour secouer le duo James/Agatha mais la façon dont sa réapparition est amenée est maladroite. La relation entretenue par nos ex-quasi mariés est aussi ambiguë et tombe parfois dans la niaiserie, dans un "je t'aime moi non plus" un peu tiré par les cheveux. Je ressors donc de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. Si j'ai aimé le cadre de l'histoire, je reste sur ma faim quant à l'histoire en elle-même qui manque une fois de plus de profondeur.

Ma note : 3/5

Tome 7 : A la claire fontaine.

En résumé : Ancombe, petit village situé dans les Costwolds, région dans laquelle habite notre incontournable Agatha est depuis peu agité par une sombre affaire. La société des eaux souhaiter exploiter une source d'eau douce réputée pour ses bienfaits pour la mettre en bouteilles et la vendre au plus grand nombre. L'arrivée de l'entreprise divise les habitants du village, entre ceux qui y voient une manne financière inestimable et ceux qui craignent la fin de leur tranquillité. Le conflit prend une autre tournure lorsque Robert Struthers, président du conseil municipal est retrouvé assassiné dans la fontaine qui accueille la source d'eau. Agatha, fidèle à elle-même, se fait embaucher par l'entreprise, et une pierre deux coups, en profite pour mener sa petite enquête...

Mon avis : Ma lecture de ce septième tome des aventures d'Agatha remonte déjà à quelques mois. N'ayant pas eu le temps d'en écrire une chronique à l'époque, celle-ci, que j'écris aujourd'hui, risque donc d'être un peu évasive. Mais finalement, les histoires d'Agatha, c'est toujours un peu la même chose ! Pour celui-ci, on revient dans les Costwolds, heureusement que nous avons eu les vacances à Chypre pour nous offrir une petite rupture car on est finalement contents de rentrer au bercail et retrouver nos repères. Enfin, Agatha reprend du service dans les affaires, ce qui donne un peu plus de rythme à l'intrigue. En revanche, je l'ai trouvée dans ce tome un peu moins hargneuse côté enquête, chat échaudé craint l'eau froide, ou peut-être est-elle tout simplement fatiguée par tous ces meurtres... L'intrigue est tenue jusqu'au bout. L'auteur essaie de nous balader, il faut dire que les suspects ne manquent pas, entre les pour et les contre l'exploitation de la source. La révélation du coupable du meurtre n'a pas été une grande surprise pour ma part mais quand même, j'ai eu un petit moment de "Aaaahhh d'accord !" Bien sûr, les histoires de cœur d'Agatha continuent à l'agiter, surtout qu'il y a quelques petites évolutions dans ce tome où les sentiments cachés pourraient bien se révéler...

Ma note : 3/5

Tome 8 : Coiffeur pour dames.

En résumé : Les habitantes des Costwolds sont en émoi depuis que John, un charmant coiffeur, a ouvert sa boutique à Evesham - une commune voisine de Carsely. Toutes s'y pressent, tantôt pour un brushing, tantôt pour une coupe ou encore une coloration. Mais aussi pour confier leurs derniers déboires amoureux à ce psychologue d'un nouveau genre. Sur les conseils de Mrs Bloxby, Agatha finit également par mettre dans les mains de ce serial killer du sèche-cheveux sa chevelure d'or. Au fur et à mesure de ses rendez-vous, elle commence toutefois à avoir des doutes sur l’honnêteté du coiffeur, en particulier lorsqu'elle surprend une conversation où il est question de chantage... Ses soupçons atteignent leur paroxysme lorsque notre gentleman du ciseaux est retrouvé assassiné. Comme à son habitude, aidé par Sir Charles Fraith, Agatha se lance à corps perdu dans une enquête où les suspects ne manquent pas...

Mon avis : C'est devenu une habitude, après chaque événement désagréable (dans ce cas-ci, la passation de mes examens), je cours vite acheter un tome de cette série qui me séduit de plus en plus. Cela se confirme d'épisode en épisode, retrouver Agatha Raisin et ses acolytes me procure du réconfort et une détente assurée. Ce huitième tome ne déroge pas à la règle. On retrouve la pugnacité qui caractérise notre détective aguerrie depuis le début, mais que l'on avait un peu perdu dans le tome précédent. James a disparu, d'où le retour de Charles Fraith qui monopolise toute l'attention, même si James est toujours dans la tête d'Agatha. En tout cas, l'enquête est vraiment développée dans ce tome, bien plus que les histoires de cœur de la toute jeune retraitée. Emportée par l'écriture de M.C Beaton, dont le style s'améliore considérablement de tome en tome, je me suis laissée prendre au jeu, suspectant tour à tour chaque personnage. Comme dans la majeure partie des épisodes, le coupable peut facilement être démasqué mais l'auteur fait vraiment l'effort de brouiller les pistes, de sorte que l'on se dit toujours "et si ?". L'hypothèse selon laquelle le coiffeur serait un maître chanteur arrive selon moi un peu rapidement et surtout, elle est pas fondée sur pas grand chose. C'est toujours un peu les mêmes reproches que j'adresserais à cette série : l'intrigue est parfois un peu bâclée et mériterait d'être un peu mieux ficelée pour une série qui se réclame du genre policier. Enfin bon, rien de bien grave, j'ai déjà hâte de me plonger dans le neuvième tome, surtout que la fin de Coiffeur pour dames est pleine de rebondissements ! 

Ma note : 3/5

Tome 9 : Sale temps pour les sorcières.

En résumé : Couverte de honte après avoir avoir été défigurée par une coiffeuse revancharde qui lui a rasé la tête à la crème dépilatoire dans le tome précédent, Agatha Raisin décide de trouver refuge dans une petite station thermale sur la côte anglaise, Wychadden. Descendue au Garden Hotel, elle fait rapidement connaissance avec ses résidents, pour tromper son ennui. Au cours d'une partie de Scrabble, une des personnes présentes à la table de jeu lui vante les mérites d'une sorcière logeant à quelques mètres de là et qui serait capable de lui vendre une potion pour la repousse de cheveux. Ni une, ni deux, notre héroïne file la voir et repart avec une potion de respousse capilaire mais aussi un philtre d'amour. Mais là où Aghata passe, les gens trépassent. Quelques jours après ce rendez-vous des plus mystérieux, la sorcière est retrouvée assassinée. Notre détective de choc est sur le coup, aidée du charmant Jimmy Jessop, inspecteur renommé. Vous reprendrez bien une petite goutte de philtre d'amour ?

Mon avis : Je ne sais pas si c'est parce que je m'habitue aux personnages ainsi qu'au style de M.C BEATON, ou bien si c'est parce que les tomes deviennent de plus en plus bons, mais j'ai lu celui-ci d'une traite et j'ai carrément adoré ! J'ai apprécié que l'histoire d'Agatha soit délocalisée vers cette petite ville thermale qui a l'air très charmante, je trouve que ça amène un peu d'air frais dans ces épisodes dont la structure se répète toujours un peu. J'ai également aimé faire la connaissance de personnages autres que les traditionnels Mrs Bloxby, Mr Lacey et Mr Fraith, même si ces derniers sont un peu présents, surtout dans les pensées d'Agatha. J'ai trouvé que le rythme est halletant, pas le temps de s'ennuyer, on est sur tous les feux, entre les meurtres qui se succèdent, la découverte des résidents du Garden Hotel, et bien sûr, la vie amoureuse d'Agatha qui connaît de nouveaux rebondissements. Elle a beau se plaindre, il n'empêche qu'elle a des idylles avec des nouveaux gentlemen à tous les tomes ! Je remarque qu'un fil rouge entre les différents tomes se construit petit à petit, puisqu'il y a, à la fin de celui-ci aussi quelques rebondissements qui donnent envie au lecteur de courrir acheter la suite. Le seul bémol que je mettrais, toujours le même d'ailleurs, est l'identité de l'assassin. On finit toujours par s'en douter et l'auteur ne va vraiment pas chercher loin pour surprendre son lectorat. C'est vraiment dommage que le côté policier de la saga ne soit pas plus travaillé, cela apporterait tellement plus de sel aux intrigues. En tout cas, la magie opère quand même, j'ai hâte de me diriger vers le dixième tome, déjà.

Ma note : 3/5

Tome 10 : Panique au manoir.

En résumé : Que l'on soit clair, la vie sentimentale d'Agatha n'est pas de tout repos : entre des aventures sans lendemain, un barronet lunatique et un James qui souffle le chaud et le froid, notre détective des temps modernes ne sait plus où donner de la tête. Alors elle a la bonne idée de se tourner vers une diseuse de bonnes aventures. Cette dernière est formelle : sa cliente trouvera le grand amour dans le Norfolk, autre région anglaise. Les bagages sont faits, en route pour le petit village de Fryfam ! Mais dès son arrivée, Agatha comprend qu'il y règne une ambiance particulière, avec ces lumières étranges qui dansent au fond de son jardin, l'apparition des fées selon les habitants. Agatha s'ennuie, au milieu de tous ces commérages et décide de mettre à profit sa carrière improvisée de détective pour rédiger un roman policier, racontant la mort d'un baronnet... Fait étrange, quelques jours après les premières pages rédigées, un habitant de Fryfam, appartenant à la bourgeoisie, est assassiné. Immédiatement, les soupçons se portent sur cette nouvelle arrivée au village, pointée du doigt pour ces manières excentriques.

Mon avis : Ravie d'avoir entamée un nouvel épisode des aventures d'Agatha Raisin et ravie aussi de quitter Carsely pour découvrir, par l'imagination, de nouvelles contrées anglaises et de nouveaux habitants ! Cela donne un nouveau souffle à l'intrigue, comme par le passé avec ses voyages à Chypre ou Whychadden. Le récit est plutôt bien construit et les suspects potentiels sont nombreux. Comme à chaque fois avec M.C BEATON, il ne faut pas s'attendre à une révélation finale qui nous fait tomber à la renverse, mais disons qu'elle fait des efforts pour brouiller les pistes et nous amener sur de nouveaux terrains. Charles Fraith est de retour pour former avec elle ce duo de détectives imbattables, mais aussi pour apporter un peu d'humour. Bien évidemment, les interrogations autour de James sont toujours aussi présentes mais malvenues selon moi. Souvent la dynamique de la réflexion autour de l'intrigue policière est coupée par les lamentations insistantes d'Agatha et ses besoins impérieux de contacter Mrs Bloxby pour prendre des nouvelles de James. Sans rien vous dévoiler, cela m'amène à évoquer cette fin qui est, à mon sens, complètement disproportionnée, voire incompréhensible. Le twist créé autour de cet événement majeur est également mal écrit et un peu grossier, cela m'a rappelé les premiers tomes d'Agatha Raisin plutôt mal construits et manquant de subtilité. Une bonne impression de façon générale pour ce dixième tome mais dont l'ensemble est un peu gâchée par cette fin inattendue et grotesque.

Ma note : 3/5

Challenges :
Défi lecture 2020 : Consigne 45 - Livre dont le titre comporte le nom d'un type d'habitation.

Tome 11 : L'enfer de l'amour.
 
En résumé : Enfin ! Enfin, Agatha Raisin a épousé James Lacey, son voisin et au passage l'homme le plus convoité de Carsely. Mais les choses tournent vite au vinaigre. Agatha fait régulièrement l'objet de piques, de reproches et d'injures et, malgré l'amour qu'elle continue de lui porter, elle prend conscience que James Lacey est tout sauf l'homme parfait qu'elle fantasme depuis que celui-ci a emménagé dans les Costwolds. Mari et femme s'éloignent, chacun empreint de rancœur et d'incompréhension quant au comportement de l'autre. L’écœurement atteint son paroxysme lorsque des rumeurs courent sur une éventuelle infidélité de James. Selon les commérages qui vont bon train, celui-ci tromperait Agatha avec Melissa Shepard, habitante de Carsely avec laquelle il a déjà fricoté par le passé. Agatha est anéantie, mais l'histoire promet encore quelques rebondissements : alors que Melissa Shepard est assassinée, James Lacey prend la fuite et demeure introuvable, échappant à tous les services de police anglais qui sont à ses trousses. Afin de justifier son innocence, Agatha se lance dans la résolution de ces deux énigmes, toujours accompagnée par son fidèle assistant, Charles Fraith.

Mon avis : Malgré mon enthousiasme à entamer un nouvel épisode des aventures d'Agatha Raisin, je dois d'emblée vous dire que j'ai été très vite déçue par la tournure qu'a prise l'intrigue et ce dès les premiers pages. Beaucoup d'incompréhensions quant aux choix de l'auteur pour ce tome et je trouve d'ailleurs qu'il vient rompre avec les précédents tomes qui gagnaient en suspense et en qualité (style d'écriture, narration, développement des personnages). Dans celui-ci, je n'ai pas compris le comportement de James Lacey, décrit jusque là comme un homme responsable et placide, ni le revirement de situation suite à son mariage avec Agatha - un mariage attendu depuis très longtemps mais qui vole en éclats en seulement quelques pages pour des raisons mystérieuses, ou du moins anodines. Je n'ai pas non plus adhéré à l'intrigue policière qui est vraiment du réchauffé par rapport à d'autres meurtres déjà résolus par le passé. Pas vraiment de suspense, un dénouement un peu tiré par les cheveux, tout comme la fuite de James d'ailleurs. Celle-ci, bien qu'occupant l'esprit d'Agatha et Charles durant la majorité du livre est résolue en deux coups de cuillères à pot et on en vient à se demander si c'était vraiment intéressant que cette seconde intrigue soit présente dans ce tome. Beaucoup de déceptions donc, le sentiment d'une incohérence par rapport aux développements des derniers tomes, de l'ennui même à certains moments et un sentiment de déjà vu. Pas le meilleur des tomes, espérons que je sois de nouveau conquise avec le prochain.

Ma note : 3/5

Challenges :
Défi lecture 2020 : Consigne 49 - Livre dont la couverture contient une arme - 20/100

Tome 12 : Crime et déluge.

En résumé : Après les chocs émotionnels vécus par Agatha dans le tome précédent, elle méritait bien quelques vacances. Comme elle ne fait jamais les choses à moitié, elle s'envole pour l'île Robinson Crusoé, au large du Chili. La beauté des paysages et la rencontre avec d'autres touristes, bien éloignés de la mentalité des gens des Costwolds, lui permettent de prendre du recul et c'est avec un nouvel entrain qu'elle finit par rejoindre Carsely. Le tableau y est complètement différent, il pleut sans interruption et c'est sous un déluge dont seule l'Angleterre a le secret qu'elle découvre, flottant sur une rivière en crue, le corps inanimé d'une femme, en robe de mariée et bouquet de fleurs dans les mains. Ce corps est celui de Kylie Stokes, promise à Zak Jensen, un des gérants d'une discothèque du coin. Ayant croisé le couple plus tôt dans un salon d'esthétique, Agatha fait de ce meurtre une histoire personnelle. Elle mènera l'enquête seule, sans James ni Charles à ses côtés. Quoique, peut-être que le nouveau voisin, John, auteur de romans policiers à succès pourrait lui filer un coup de main ?

Mon avis : Après la déception que fut le tome précédent, celui-ci renoue avec une Agatha digne de ce nom, déterminée et prête à tout pour démasquer le ou les meurtriers, quoique encore attristée par sa solitude. Si c'est un calvaire pour elle ne plus avoir ni Charles ni James à ses côtés, pour le lecteur, c'est une aubaine. J'ai vraiment apprécié de ne plus les avoir en tant que personnages principaux, je trouvais que l'histoire commençait à tourner en rond. Ce tome a le mérite de renouveler le casting, notamment grâce à l'arrivée du nouveau voisin qui apporte un petit plus à l'intrigue sans pour autant envahir complètement l'esprit d'Agatha. Alors que le précédent tome était vraiment centré sur les histoires de coeur de notre détective aguerrie, celui-ci reste concentré sur la résolution du meurtre et c'est bien la recherche du coupable qui nous occupe tout au long du livre. Comme dans tous les Agatha Raisin, il ne faut pas s'attendre en une révélation de choc en fin de livre mais l'auteur s'améliore quand même, et les fausses pistes qu'elle lance sont nombreuses et travaillées. En revanche, je n'ai pas bien compris la nécessité d'ouvrir l'histoire sur ce voyage sur une île chilienne, cela n'apporte pas grand chose à l'intrigue, si ce n'est une comparaison capillotractée entre le couple qu'elle rencontre là-bas et le couple formé par Zak et Kylie. J'aurais aimé qu'il y ait une intrigue sur cette île, cela aurait apporté un véritable souffle à la série et un décalage avec les paysages anglais qui deviennent maintenant routiniers. Le mini-twist des dernières pages est aussi maladroit, laissant présager un retour de James dans le treizième tome. Pourquoi M.C BEATON ne tourne t-elle pas définitivement la page de personnages que l'on a déjà trop vus et dont les apparitions/disparitions finissent pas être vraiment redondantes ?! 

Ma note : 3/5

Challenges :
Défi lecture 2020 : Consigne 87 - Livre dont l'un des personnages est détective alors que ce n'est pas son métier - 30/100

Tome 13 : Chantage au presbytère.

En résumé : Après le vétérinaire et le coiffeur (cf. les tomes précédents), c'est au tour du nouveau pasteur de faire tourner les têtes ! D'une beauté extrême, Tristan Delon attire les foules qui viennent écouter ses sermons la bouche en cœur, faisant même de l'ombre au pasteur Bloxby pourtant installé depuis longtemps à Carsely. D'abord dubitative, Agatha Raisin se laisse très vite convaincre par les charmes de ce bellâtre. La voilà aux anges lorsqu'il l'invite à dîner chez lui un soir. Seulement, l'idylle aura été très courte puisqu'il est retrouvé mort le lendemain. Notre détective amatrice, mais désormais bien rodée, se met une fois de plus en selle, accompagnée de son voisin John, l'écrivain. Une enquête qui les mènera jusqu'à Londres, sur les traces d'un homme aussi beau que mystérieux, qui aura fait tourner plus d'une tête dans sa courte vie.

Mon avis : Une treizième aventure d'Agatha Raisin qui sonne comme les précédentes, rien de bien révolutionnaire malheureusement. On retrouve les mêmes ingrédients dont l'auteur use et abuse depuis le début de la saga : l'arrivée d'un nouvel homme, qui plus est à la beauté éclatante, un assassinat rapide, une détective qui se laisse emporter par l'enquête, toujours accompagnée par un homme, la police qui s'y oppose, les mêmes motifs de meurtre, l’appât du gain, le chantage, les difficultés qu'Agatha éprouvent à séduire un homme, à le garder ou encore à vivre seule... Si j'apprécie toujours autant l'ambiance des livres, la campagne anglaise parée de couleurs automnales, les petits cottages si mignons et les jardins bien tenus, je dois dire que je commence sérieusement à me lasser de ces procédés que l'on connaît déjà par cœur. J'aimerais qu'Agatha parte dans une autres région, comme ce fut le cas lors de son voyage à Chypre, et qu'elle enquête sur d'autres types de meurtres. La fin de ce tome et la lecture du résumé du prochain tome me laissent penser que ce ne sera pas encore pour tout de suite. Heureusement que ces lectures restent des lectures doudou, et que l'on s'attache trop au personnage d'Agatha pour le laisser tomber. Sinon, je pense que je m'arrêterais là.
 
Ma note : 3/5

Challenges :
Défi lecture 2020 : Consigne 1 - Un livre qui entre dans trois catégories des années précédentes (2016 : consigne 42 : un livre écrit sous pseudonyme (le véritable nom de M.C BEATON est Marion CHESNEY ; 2017 : consigne 7 : un livre dont le personnage principal est féminin ; 2018 ; consigne 6 : lire un roman policier) - 40/100
 
Tome 14 : Gare aux fantômes.
 
En résumé : Après quelques semaines passées à Londres pour honorer une nouvelle mission communication, Agatha est de retour dans les Costwolds. Durant son absence, un nouveau voisin, Paul Chatterton est venu s'installer dans le cottage voisin. Celui-ci fait tourner les têtes des dames du village, mais c'est sur Agatha qu'il finit par jeter son dévolu. Au courant de ses talents de détective, il la convainc d'enquêter avec lui sur la maison hantée de Mrs Whitherspoon. En effet, la vieille dame doit faire face à des apparitions étranges, des chuchotements et un brouillard glaçant qui se dissémine sous les portes... Si beaucoup pensent qu'elle est victime d'une mauvaise blague, les faits prennent une autre tournure lorsqu'elle est retrouvée assassinée en bas des escaliers. Notre duo nouvellement constitué se lance dans la chasse au meurtrier, bien décidé à lever tous les faux-semblants qui entourent cette histoire.

Mon avis : Un schéma classique, bien trop classique, pour ce quatorzième tome. Une Agatha qui s'est absenté pour rejoindre Londres et renouer avec sa carrière dans les relations publiques, bien qu'elle ait clamé haut et fort que ce serait la dernière fois, un nouvel homme qui fait tourner les têtes, un meurtre somme toute classique, et le retour de Charles Fraith. Dommage que M.C BEATON peine à se renouveler dans ses intrigues... J'ai apprécié la présence de Paul Chatterton, nouveau personnage qui amène un peu de changement, bien que cela soit très modéré. J'ai moins été séduite par d'autres événements, qui arrivent encore une fois comme un cheveu sur la soupe. Par exemple, le retour de Charles Fraith que je n'ai pas du tout compris. Pourquoi le faire réapparaître ? Cela m'a rappelé d'autres tomes dans lesquels il était également absent pour faire son retour en toute fin de livre. Je n'ai pas non plus aimé tous les passages autour de l'Histoire, et des enjeux patrimoniaux de la maison de la défunte. J'ai trouvé que c'était amené grossièrement et surtout on n'y comprend pas grand chose. D'autres querelles, entre Agatha et Paul Chatterton, m'ont aussi laissée perplexe, tant les motifs de dispute sont vraiment insignifiants. D'une façon générale, même si je ne perds pas le plaisir de retrouver Agatha et de m'immerger dans cette ambiance très anglaise, je regrette que l'auteur ait autant de mal à se renouveler. J'espère que les prochains tomes contiendront des rebondissements pour renouveler un peu cette saga qui s'enlise dans un schéma narratif routinier.

Ma note : 3/5

Challenges :
Défi lecture 2020 : Consigne 63 - Livre dont le nom de l'auteur contient des initiales - 50/100
 
Tome 15 : Bal fatal.
 
En résumé : Il aura fallu une quinzaine d'enquêtes brillamment résolues pour qu'Agatha prenne confiance en elle et ose enfin ouvrir sa propre agence de détectives. Tout de suite, elle se donne les moyens de réussir, elle embauche sa nouvelle voisine, Emma, en tant que secrétaire puis détective, deux agents spécialisés dans les techniques d'écoute, un policier à la retraite et une secrétaire. Si les premiers temps sont un peu laborieux, l'agence recevant principalement des demandes pour retrouver des chats perdus, ou pour traquer des maris infidèles, une requête vient enfin titiller l'esprit curieux d'Agatha. La fille d'une châtelaine de la région reçoit des lettres de menace. Emma et Agatha sont sur le coup et pour les besoins de l'enquête, décident d'assister au bal de fiançailles de la jeune fille. Plus que des indices glanés ici et là, Agatha déjoue une tentative d'assassinat. Une mission périlleuse qui démarre sur les chapeaux de roues, ce n'est que le début de multiples dangers qui vont peser sur notre détective bien aimée.

Mon avis : Quelque peu lassée par ma précédente lecture des aventures d'Agatha Raisin, voilà enfin un tome qui vient un peu rompre avec le côté monotone et routinier de la saga. Grâce au lancement de l'agence de détectives, de nouveaux personnages font leur apparition, on peut imaginer qu'ils vont apporter un souffle nouveau à l'intrigue générale. J'ai aimé les premiers chapitres qui laissaient à penser que cette fois-ci, les enquêtes seraient menées par un duo de femmes, et plus par le duo légendaire Agatha/Charles. J'ai été très vite déçue puisque Emma se révèle rapidement être une adversaire d'Agatha Raisin et non une alliée, signant le retour, une nouvelle fois, de Charles Fraith et Roy Silver. Il semblerait que ce soit un tome de transition, où l'auteur a principalement cherché à installer Agatha dans sa nouvelle agence, plus qu'à développer l'intrigue policière. Car cette histoire de menace, puis de tentative d'assassinat, n'est clairement pas aboutie. Le coupable peut très vite être démasqué et il faut quand même avouer que le dénouement final est tiré par les cheveux. Toutefois, nous avons affaire à un rythme plutôt enlevé dans ce quinzième tome tant M.C BEATON lance plusieurs intrigues en parallèle : l'ouverture de l'agence, la relation Emma/Agatha/Charles, l'arrivée et la place de Roy et enfin la résolution de l'enquête. Les chapitres sont courts, j'ai eu l'impression de lire ce tome à toute vitesse. En bref, un bilan plutôt mitigé, malgré des débuts prometteurs. Espérons que le prochain tome sera meilleur.

Ma note : 3/5

Challenges :
 
* Défi lecture 2021 : Consigne 18 - Un livre qui a un titre et un sous-titre - 10/100
En 2021... Je voyage : Écosse (+ 20 points)

jeudi 18 janvier 2018

Throwback Thursday - La meilleure héroïne

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est La meilleure héroïne.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

La route sombre
Ma Jian
Pour ce thème, je n'ai pas choisi une héroïne de roman d'aventures car j'en lis peu. Je souhaite plutôt mettre à l'honneur la vie de cette femme pour qui avoir un enfant est synonyme de mise à mort, dans une Chine où la politique de l'enfant unique est très sévère. Ce livre est un hommage à des millions d'héroïnes chinoises qui sont obligées de se cacher, de se soumettre à la pression masculine, de mentir, de frauder, de subir la répression du planning familial au quotidien pour garder l'espoir de pouvoir un jour mettre au monde un bébé.

En résumé : Meili habite avec son mari et sa petite fille en plein cœur de la Chine rurale. Parce que son conjoint souhaite absolument un garçon pour lui donner une descendance, il a transgressé la loi en mettant enceinte Meili une seconde fois. Une nuit, les agents du contrôle des naissances arrivent au village. La petite famille est obligée de fuir. Ils choisissent le fleuve Yangtze comme refuge car moins accessible au planning familial; c'était sans compter la ténacité de la répression mais aussi la pauvreté et les paysages dévastés par la pollution qui ne leur facilitent pas la tâche.

Mon avis : La route sombre fait très certainement partie du top 5 de mes lectures favorites au cours de l'année 2017. C'est un livre très juste et très révélateur de la Chine de l'ombre, celle pour qui la croissance de ces dernières décennies n'a rien changé. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Meili qui épate par son courage et sa volonté. Son histoire, fictive mais pas tant que ça si l'on s'intéresse de près à la vie des perdants de la mondialisation prend aux tripes. Ce n'est pas pour rien que son auteur, Ma Jian, a été obligé de trouver refuge à Londres car chassé par les autorités chinoises... Un livre que je conseille à tout lecteur curieux, pour peu qu'on ait le cœur bien accroché !

samedi 13 janvier 2018

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique - Julie Grêde

En résumé.

A quelques jours de Noël, Grey, surnommée Bébé en référence à Dirty Dancing, s'apprête à rejoindre sa meilleure amie dans un chalet pour les fêtes de fin d'année. Y seront également présents les amis de la meilleure amie en question, un peu trop fêtards à son goût. Si elle a accepté ce voyage, c'est parce qu'elle vient de se séparer de son ancien petit-ami et que, bien qu'elle se soit terminée dans les larmes et dans les injures, la rupture a du mal à être digérée. A l'arrivée de Bébé à l'aéroport, point de meilleure amie pour venir la chercher. Ses acolytes et elle ont été bloqués par la neige alors qu'ils s'étaient également mis en route. Bébé est donc accueillie par le majordome qui la conduit au chalet où elle tombe sur la seule personne déjà arrivée, le beau John Bender, alias JB pour les intimes...

Mon avis.

C'est la première fois depuis que j'ai ouvert ce blog que je suis très embêtée pour rédiger une chronique. Je me trouve vraiment en peine pour trouver les mots qui pourront rendre compte de mon avis sur ce livre sans offenser son auteur. Les prochaines lignes sont donc très personnelles, ne reflètent que mon opinion et ne sont pas à généraliser, la preuve étant que ce roman obtient d'excellentes notes sur Livraddict.

Je l'ai reçu il y a un an dans le cadre d'un Swap sur le thème des romances en hiver. Tout comme pour La fille de l'hiver,  qui faisait également partie du colis, j'attendais cet hiver 2017 et quelques lumières accrochées aux balcons pour me plonger dans leurs lectures. Habituellement, je ne cours pas après les romances même si je dois avouer qu'une de temps en temps ne fait pas de mal pour détendre l'atmosphère. C'est donc avec enthousiasme que j'ai entamé celle-ci, la période se prêtant à des effusions de joie et d'amour. Mon paragraphe introductif a dû vous mettre sur la piste, le soufflet est vite redescendu. Je n'ai vraiment pas accroché à ce roman qui était plein de belles promesses.

Tout d'abord et surtout, je ne me suis pas sentie à l'aise avec le style de l'auteur. J'ai eu l'impression d'avoir affaire à une langue orale plutôt qu'écrite. Les termes familiers sont récurrents, tout comme l'emploi d'expressions essentiellement orales, qui ne peuvent pas vraiment s'utiliser à l'écrit. Le ton se veut léger, trop léger et empreint d'un humour que je n'ai pas su voir et qui n'a pas réussi à me faire décrocher un sourire. Ce style peu travaillé se retrouve également dans l'histoire que j'ai trouvée niaise. Certes, dans les romances, on s'attend toujours à quelques poncifs mais ici il n'y a plus que ça. A aucun moment je n'ai été surprise par la tournure qu'ont pris les événements, chaque élément apporté étant si prévisible. Je me suis ennuyée pendant ma lecture, ai failli lâcher le livre à plusieurs reprises mais je tenais quand même à aller jusqu'au bout pour m'en faire un avis global. Malheureusement, les personnages ne rattrapent pas les points négatifs évoqués précédemment. Je les ai trouvés lisses et sans grand intérêt, victimes eux aussi des clichés qui irriguent le roman. Le tout manque de profondeur, d'analyse, de finesse et de subtilité. L'idée de départ n'était pas mauvaise mais il aurait fallu qu'elle entre dans une autre dimension où chaque élément aurait été davantage détaillé et décrit sous un angle plus rigoureux.

Même si mon impression est globalement très négative, j'ai trouvé que l'auteur avait eu deux idées originales dans l'organisation de son récit. D'abord, elle a commencé chaque chapitre par une citation extraite de films. Ici, on reste sur des comédies romantiques mais je trouve que l'initiative est intéressante dans la mesure où elle fait découvrir au lecteur de nouvelles références. De même, en fin de livre, Julie Grêde à glissé une playlist de titres qu'elle aime particulièrement ou qui l'ont accompagnée pendant la rédaction de son roman. C'est aussi quelque chose que j'ai apprécié car c'est l'occasion de découvrir de nouvelles chansons et d'en savoir un peu plus sur l'univers de l'auteur. Voilà deux idées que j'aimerais retrouver un peu plus souvent chez d'autres auteurs.

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique fut une grande déception pour moi mais je vous encourage à aller explorer d'autres chroniques qui équilibreront la balance et qui sais, qui vous pousseront peut-être vers cette lecture dans les prochains mois.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ L'initiative d'inclure au roman des citations de films à chaque début de chapitre et une playlist musicale en fin de livre.

- Le ton du livre qui appartient au registre familier.
- Le manque de profondeur et de finesse de l'intrigue dont le déroulé est très prévisible.
- Le manque de relief des personnage.

Dernières infos.

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique a été publié en 2016 et compte 264 pages.

Ma note.
Challenges.

Ce livre me permet d'avancer dans ces challenges:

Défi lecture 2017 - Consigne 36: un livre écrit par un auteur belge. (41/80)