samedi 22 août 2020

Une dernière danse - Victoria Hislop

En résumé.

Jeune londonienne passionnée par la danse, Sonia se rend avec son amie à Grenade afin de perfectionner leurs techniques de salsa, mais aussi de se familiariser avec l'un des emblèmes de l'Espagne, le flamenco. La jeune femme prend rapidement ses aises dans cette ville chaleureuse et énigmatique. Lors d'une promenade dans les ruelles de Grenade, elle s'arrête dans un café, El Barril et fait connaissance avec le patron, Miguel, qui lui laisse entrevoir le passé trouble de la ville, ravagée quelques années plus tôt par l'armée de Franco. Si Sonia souhaite en savoir davantage, elle est contrainte de rentrer chez elle. Là, elle retrouve un mari froid et distant, ayant progressivement plongé dans l'alcool alors que son cœur ne pense plus qu'à Grenade. Une visite chez son père est déterminante puisqu'elle retrouve des photos de sa mère en danseuse et apprend que cette dernière, aujourd'hui décédée, avait des liens avec Grenade. Cet ensemble de coïncidences conduisent la jeune femme à effectuer un second séjour là-bas, bien décidée à écouter le vieux Miguel lui narrer l'histoire de la famille qui a tenu ce café pendant de longues années, la famille Ramiréz. Cette plongée dans le passé, assombri par les années de guerre civile sera un choc pour Sonia et marquera un tournant décisif dans sa vie.

Mon avis.

C'est désormais un incontournable de l'été, la lecture d'un Victoria HISLOP. Après L'île des oubliés qui nous amène sur l'île de Spinalonga au large de la Crète, puis Le fil des souvenirs qui nous plonge dans le passé de Thessalonique, Une dernière danse change de destination et nous fait voyager jusqu'en Espagne, à Grenade plus précisément mais d'autres villes sont également évoquées au fil du récit. En ces temps où les voyages sont peu recommandés, ce livre offre au lecteur un dépaysement bienvenu, tant dans l'espace que dans le temps.

Au niveau de la forme, ce livre n'est pas bien différent des autres. C'est une spécialité de l'auteur, débuter le récit par la présentation de personnages actuels, qui en sont souvent à un tournant de leur vie (un mariage, un divorce, une naissance) et qui ont besoin de se référer aux origines pour pouvoir à leur tour tracer leur voie. Cette quête des origines est ensuite l'occasion d'évoquer le passé d'une ville, d'une île la plupart du temps situés sur le pourtour méditerranéen. Ici, j'ai trouvé cet aller-retour entre présent et passé un peu maladroit, voire caricatural. Si le personnage de Sonia est vraiment développé pendant les cent premières pages, on finit par ne plus la côtoyer et ce n'est que dans les toutes dernières pages qu'on la retrouve pour d'ultimes révélations. C'est un personnage qui n'apporte finalement pas grand chose à l'ensemble et qui plombe même l'histoire puisqu'il paraît artificiel et caricatural, en décalage avec l'authenticité de la famille Ramiréz. Le dénouement paraît aussi un peu tiré par les cheveux et vient gâcher les trois quarts du livre qui sont pour leur part émouvants et qui auraient été suffisants pour satisfaire le lecteur. C'est un livre dense, qui traîne en longueur, ce qui n'est pas forcément négatif dans la mesure où on prend le temps de découvrir les personnages et de s'imprégner de leurs âmes et de leurs vécus.

Si la présence de Sonia m'est apparue un peu bancale, j'ai été complètement séduite par la partie plus historique de l'intrigue, qui occupe une large part du récit. Le style d'écriture de Victoria HISLOP est tout en simplicité et permet d'aborder des faits historiques dramatiques avec beaucoup d'humanité tant les personnages qu'elle développe sont fidèles à une certaine réalité et incarnent d'autres anonymes qui ont vraiment existé. Ainsi, j'en ai appris beaucoup sur la venue au pouvoir de Franco et surtout, sur la guerre civile espagnole sans avoir l'impression de faire un quelconque effort pour m'y intéresser. Point de dates, de noms de personnes que l'on ne retiendra pas, juste la narration de la petite histoire pour évoquer, en fond, la grande Histoire. Moi qui ne connaissais pas grand chose à cette guerre, je suis ravie d'en savoir désormais un peu plus et cela m'a même donné envie de m'y intéresser davantage. Je me suis sentie complétement immergée dans les lieux décrits, comme si je montais dans une machine à remonter le temps à chaque fois que j'ouvrais le livre. J'ai également beaucoup apprécié le fait que la famille Ramiréz soit si authentique : elle aussi a eu son lot de malheurs et en cela, elle est représentative de milliers de familles espagnoles qui n'avaient rien demandé et qui se sont retrouvés endeuillées de façon totalement injuste. Souvent, dans ce type de roman, les morts pleuvent autour des protagonistes mais ceux-ci finissent toujours par bien s'en sortir et ne sont finalement que peu touchés par les atrocités de la guerre. Ici, il n'en est rien, au contraire, la famille Ramiréz a été très touchée et cela rend hommage à une certaine vérité historique.

En conclusion, je n'ai pas été convaincue par tous les choix narratifs de l'auteur mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié ma lecture d'Une dernière danse. Cela confirme ce que je disais plus haut, les Victoria HISLOP sont une valeur sûre pour qui souhaite voyager sans quitter le transat !
 Dernières infos.

Une dernière danse a été publié en 2008 pour la version originale et compte 453 pages. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur la guerre civile espagnole, je vous conseille cette vidéo de Nota Bene qui nous donne un bon aperçu de la situation sans être assommante. Voici un autre lien vers une vidéo un peu plus concise et ici sur l'histoire du flamenco.

Ma note.
Challenges.

Défi lecture 2020 : Consigne 7 - Livre que vous n'avez pas acheté - 31/100 (je l'ai emprunté à la médiathèque)

samedi 8 août 2020

Beignets de tomates vertes - Fannie Flagg

En résumé.

Evelyn Couch traverse une crise existentielle. A l'approche des cinquante ans, elle dresse le bilan de sa vie, de sa relation platonique avec son mari et noie ses regrets dans des sucreries qui entretiennent un embonpoint qu'elle n'assume plus. Les visites dominicales à la belle-mère, placée à la maison de retraite de Rose Terrace ne font qu'aggraver les choses puisqu'elles ne cessent de rappeler à Evelyn ce qui l'angoisse le plus : vieillir. S'echappant régulièrement de la chambre de la vieille dame pour dévorer ses sucreries dans le hall commun, elle fait la rencontre de Mrs Threadgoode, une dame de 86 ans, très bavarde sur le quotidien de la maison de retraite, mais aussi sur son passé. L'évocation de ses souvenirs de vie à Whistle Stop, petit village reculé d'Alabama, entre les années 30 et 70, permettent progressivement à Evelyn de s'évader de ses préoccupations et de se réconcilier avec son passé pour aller de l'avant.

Mon avis. 

Déçue il y a quelques années par ma lecture de Miss Alabama et ses petits secrets, je ne pensais pas un jour retenter l'expérience Fannie FLAGG. J'ai finalement revu ma copie lorsque j'ai appris qu'un film, Beignets de tomates vertes, existait et souhaitant le visionner, je préférais lire le roman au préalable. Ce fut une bonne surprise, à tel point que j'ai eu l'impression que ce n'était pas la même personne qui avait rédigé les deux romans.

L'entrée dans le roman est un peu déroutante puisqu'on suit réellement deux histoires : d'une part celle d'Evelyn Couch et Mrs Threadgoode, en 1986 ; d'autre part celle de la famille Threadgoode et plus globalement du village de Whistle Stop entre les années 30 et 70. Afin de rendre cela possible, les chapitres sont écrits selon trois points de vue : celui de Mrs Threadgood qui raconte, sous forme de monologue le plus souvent, ses souvenirs à Evelyn, celui de Dot Weems, habitante de Whistle Stop qui rédigeait à cette époque-là une gazette reprenant les actualités du village et enfin, celui du narrateur externe. Si on a du mal à s'y retrouver au début, les choses finissent par s'agencer plutôt bien et c'est finalement une richesse que d'avoir ces trois points de vue. Le narrateur externe complète les souvenirs de Mrs Threadgoode qui restent, bien évidemment, subjectifs et qui manquent parfois d'information. De même, la page de la gazette nous plonge encore plus dans le passé et renforce l'authenticité des événements narrés. Si je me suis faite à ces changements de point de vue au fil des chapitres, en m'aidant des dates mentionnées par l'auteur, j'ai eu plus de difficultés à me repérer dans les personnages. Ils sont vraiment nombreux, entre la famille Threadgoode qui compte neuf enfants si mes souvenirs sont bons, le personnel qui travaille au sein du café ouvert par une des filles de la famille, Idgie Threadgoode, puis leurs enfants, les gens de passage, le shérif du village, etc. Face à ce flot d'informations, je me suis surtout focalisée sur les histoires des personnages qui m'intéressaient le plus, à savoir Idgie et Ruth, sa compagne, Frank Bennett, Railroad Bill et Evelyn Couch.

Les destins de tous ces personnages finissent par se croiser et par se retrouver, pour former cette ambiance si particulière de ce petit village de l'Alabama à une époque marquée par les chamboulements sociaux. Si l'on a vraiment affaire à un roman retraçant la destinée de ses personnages, on sent, en toile de fond, le contexte qui oriente ces mêmes destinées. D'abord, la crise de 1929 qui accroît la pauvreté et qui voit le nombre de vagabonds augmenter, tous venant trouver refuge au café tenu par Idgie et Ruth qui n'hésitent pas à offrir le couvert et un peu de travail aux plus démunis. Ensuite, la question raciale avec la menace du Ku Klux Klan, et l'expulsion des personnes noires, qui trouvent également auprès de la famille Threadgoode une protection sans faille. Enfin, il y a la désertion progressive de ces territoires, nés des chemins de fers, ayant connu l'apogée et puis qui déclinent lorsque les réseaux ferroviaires ferment et lorsque les grandes villes, comme Birmingham pour l'Alabama, se déploient de plus en plus et attirent une population auparavant rurale. Malgré ces sujets assez durs, le roman donne une impression de douceur, comme si Whistle Stop était une sorte de bulle, une parenthèse dans un contexte marqué par la violence et la pauvreté, ses membres incarnant une humanité sincère et authentique, face à un mouvement souhaitant justement diviser les hommes et aller vers plus d'invidualisme. Seul regret, j'aurais aimé que la question de l'homosexualité, simplement évoquée au travers des personnages d'Idgie et Ruth, soit davantage traitée, on devine, notamment chez Ruth, le poids des conventions sociales mais c'est dommage de ne pas avoir plus approfondi le sujet. J'ai apprécié de croiser la route de ce roman sans prétention, qui offre au lecteur une immersion dans une partie de l'histoire américaine au travers de personnages travaillés, aux personnalités fortes et engagées. Si certains passages peuvent sembler rébarbatifs, d'autres nous tiennent en haleine, et l'auteur aboutit ainsi à une forme d'équilibre qui, je pense, peut plaire au plus grand nombre.

En conclusion, un roman agréable, qui peut peut-être dérouter sur sa forme dans un premier temps mais dont le fond est travaillé et qui offre un aperçu de la vie dans un coin reculé de l'Alabama à une époque particulière de l'histoire des Etats-Unis. Je vous le conseille, vous ne perdrez pas votre temps !
Dernières infos.

Beignets de tomates vertes a été publié en 1987 et compte 466 pages. Il a été adapté au cinéma en 1991 par Jon AVNET.

Ma note.
Challenges.
Défi lecture 2020 : Consigne 44 - Livre dont le titre comporte le nom d'un végétal - 29/100

dimanche 2 août 2020

Percy Jackson - Rick Riordan

Suite aux conseils littéraires avisés d'une amie et après avoir été complètement séduite par ma toute première lecture d'un Rick RIORDAN, à savoir Percy Jackson et les héros grecs, j'ai décidé de me plonger dans l'oeuvre incommensurable de l'auteur. J'ai choisi de commencer par les Percy Jackson, qui sont, me semblent-ils, les plus connus et les premiers écrits par l'auteur. En espérant que l'engouement perdure !

Tome 1 : Le voleur de foudre.

En résumé : Percy Jackson n'a que douze ans et déjà une vie bien tourmentée : atteint de dyslexie et d'un trouble de l'attention, il change d'école tous les ans, à chaque fois renvoyé pour son agitation. Comme si ses échecs scolaires ne suffisaient pas, le jeune Percy n'a jamais connu son père et sa mère s'est remarié avec Gaby Pue-Grave, un macho ignoble seulement préoccupé par ses parties de poker. Alors qu'une nouvelle année scolaire est sur le point de s'achever, l'adolescent est confronté à des événements de plus en plus bizarres : des tempêtes et des éclats d'orage qui se font fréquents, des professeurs et des camarades d'école qui se transforment en bêtes mythologiques et lui qui se retrouve à combattre une furie à l'aide d'un stylo qui se transforme en épée. Alertée par ces événements, sa mère décide de l'amener en vacances en bord de mer, afin de lui révéler le secret de sa naissance. Son projet sera interrompu par l'attaque d'un Minotaure enragé, Percy Jackson est blessé au cours de la lutte et se réveille quelques heures plus tard au sein de la Colonie des Sang-Mêlés, une colonie de vacances qui accueille chaque année des jeunes demi-dieux, c'est-à-dire des jeunes dont l'un des parents est un dieu grec et l'autre un mortel. Percy Jackson apprend qu'il est lui-même un Sang-Mêlé et ses qualités l'amènent à se mettre en route, avec ses amis Grover et Annabeth, vers l'éclair primitif de Zeus, volé quelques temps plus tôt et qui déclenche la colère du Dieu des Dieux.

Mon avis : Rien qu'à la lecture du résumé, on se rend bien compte à quel point les débuts de ce premier tome sont complexes. Je dois avouer que je me suis sentie dans un premier temps déroutée par l'intrigue proposée par l'auteur, trop accaparée je pense par mes souvenirs de Percy Jackson et les héros grecs, qui est en fait une sorte d'encyclopédie de mythologie grecque et non une histoire à proprement parler. Ici, Percy Jackson est un véritable héros, au même titre que les dieux grecs qui deviennent des personnages à part entière. J'ai trouvé que le début était long à se mettre en place et un peu tiré par les cheveux. Le style d'écriture est lui-même assez poussif, mais cela s'explique très certainement par le fait que ce livre s'adresse en premier lieu à un public adolescent. Je n'ai pas retrouvé dans un premier temps l'humour de Rick RIORDAN, ni les passages où il donne des éléments de mythologie. Néanmoins, je ne sais pas si j'ai fini par m'habituer à l'intrigue et aux personnages ou si le récit devient plus clair en milieu de livre mais j'ai progressivement apprécié ma lecture. J'ai été emportée par le suspense autour de la quête de l'éclair de Zeus, même si j'ai trouvé que les aventures étaient plutôt répétitives, dans le sens où on les voyait arriver à dix kilomètres à la ronde. J'ai également retrouvé l'humour de l'auteur et on finit par avoir quelques éléments de contexte sur les dieux grecs. En fin de livre, l'auteur finit par nous donner tous les éclaircissements dont on a besoin pour une bonne compréhension de l'intrigue et nous donne vraiment envie de poursuivre notre lecture en se plongeant dans le deuxième tome. D'une manière générale, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé, déçue par l'intrigue même si je trouve que les choses s'améliorent au fil des chapitres, mais aussi déçue de moi-même car je pense que je n'ai pas suffisamment pris le temps de savourer le livre en m'arrêtant sur les éléments apportés par l'auteur. J'ai plutôt enchaîné les pages, avide de retrouver ce qui m'avait plus dans le premier tome et je pense que je suis passée à côté d'informations importantes.

Ma note : 3/5.

Challenges.
Défi lecture 2020 : Consigne 68 - Livre dont le héros a douze ans ou moins - 28/100

Tome 2 : La mer des monstres.

Mon avis : Une nouvelle année scolaire s'achève pour Percy. Le dernier jour de classe est arrivé, mais il annonce aussi le début des vacances à la colonie des Sang-Mêlés, sorte de colonie de vacances pour demi-dieux. Alors que les monstres ont laissé notre jeune héros tranquille toute l'année, ils font leur réapparition lors d'une dernière partie de foot. Ce n'est que le début de nouvelles attaques qui n'annoncent rien de bon. En effet, la colonie des Sang-Mêlés est en train de dépérir. L'arbre, réincarnation de Thalia (fille de Zeus et d'une mortelle) a été empoisonné, et c'est tout la nature environnante qui en pâtit. Les frontières magiques censés protéger la colonie des assauts des monstres perdent en efficacité. Qui plus est, Chiron a été renvoyé de son poste de directeur des animations, désormais remplacé par le démoniaque Tantale qui a remis les courses de chars meurtrières au goût du jour. Percy se lance donc dans une nouvelle quête, à la recherche de la célébrissime Toison d'Or, seul objet pouvant guérir la colonie de ses tourments. Une fois de plus, il sera accompagné de la sage Annabeth et d'un nouveau membre de la famille, Tyson. 

Mon avis : Après m'avoir remis en tête l'histoire du premier tome grâce à une adaptation BD trouvée en médiathèque, je me suis lancée dans ce deuxième tome avec l'espoir qu'il me plaise davantage que le précédent. Ce fut le cas. Je continue de rester perplexe devant la proposition de l'auteur de placer l'Olympe au-dessus de l'Empire State Building, et par là-même de déplacer l'âge d'or de la civilisation grecque vers la civilisation américaine, qui est, de ce fait, à son apogée. Tout comme la mer des monstres expliquerait les disparitions mystérieuses dans le triangle des Bermudes. Comme prétexte aux aventures de Percy, je trouve que c'est un peu bancal, mais bon, une fois passé ce détail qui n'en est pas un, j'ai eu plaisir à retrouver Percy, le guerrier. J'ai eu un peu moins de mal à entrer dans l'histoire, grâce au twist de la fin du premier tome. On sait désormais clairement qui sont les ennemis de Percy et contre qui il va se battre à l'avenir. J'ai aussi plus apprécié l'humour de Rick RIORDAN qui est mis plus en avant dans ce second tome. De même, on a affaire à une palette de personnages mythologiques assez conséquente, en si peu de pages. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur les Cyclopes, dont Polyphème, sur Circé, Tantale ou encore Charybde et Scylla, vous en aurez pour votre compte. Percy est un peu une réincarnation d'Ulysse dans ce tome, voguant sur la mer des Antilles, dans un remake de l'Odyssée. Comme dans le tome précédent, les aventures s'enchaînent à une vitesse qui nous laisse parfois un peu sur le bord du chemin tellement il se passe de choses en peu de lignes, mais ce n'est pas désagréable. N'oublions pas que c'est un roman d'aventures pour la jeunesse, donc il faut que ça pulse. La fin laisse présager encore de nouveaux rebondissements, il faut savoir que les monstres ne meurent jamais et que Chronos est en train de se refaire la cerise dans un cercueil fait de bois, donc Percy n'est pas prêt d'être au chômage ! J'ai hâte de me plonger dans le troisième tome que je me suis déjà procuré, sitôt le deuxième tome achevé.

Ma note : 3/5.

Challenges.
Défi lecture 2020 : Consigne 70 - Livre avec un héros récurrent - 42/100
 
Tome 3 : Le sort du Titan.

Mon avis : Thalia est de retour, et elle n'a même pas eu le temps de dire "ouf !" qu'elle se lance avec Percy et Annabeth à la recherche de Grover qui semble être en danger au sein de son école alors qu'il est en mission pour recruter de nouveaux sang mêlés qui les aideront à combattre Cronos. A peine ont-ils passé le pas de la porte de l'établissement qu'ils sont accueillis par un professeur un peu particulier qui se révèle être un horrible monstre, un manticore. Les trois sang mêlés sont sauvés de justesse par Artémis à la tête de ses Chasseresses, des femmes guerrières qui ont prêtées allégeance à la déesse de la Chasse. Seulement, Annabeth disparaît lors du combat et Artémis décide de partir seule à la recherche des monstres envoyés par Cronos et ses acolytes. De retour à la colonie, Grover, Percy, Thalia, les deux nouveaux sang mêlés, Bianca et Nico, et les autres Chasseresses veulent partir en mission afin de retrouver les disparues. Un nouvel oracle est prononcé, et Percy se lance une nouvelle fois dans des aventures qui s'annoncent épiques et dangereuses, cette fois direction l'Ouest et San Francisco.

Mon avis : Un troisième tome qui fait monter le suspense encore d'un cran avec toujours plus de prophéties, de monstres, de héros et de dieux. Une nouvelle fois, il faut bien être concentré quand on lit les Percy Jackson car les détails sont multiples, tant au niveau de l'intrigue générale, le combat entre les dieux et Cronos, que les éléments mythologiques apportés par l'auteur. Un renouvellement du casting est complétement opéré dans ce tome, avec de nouveaux personnages, comme Bianca et Nico qui sont deux nouveaux sang mêlés, et l'arrivée de nouveaux dieux, comme Artémis qui occupe une large place dans le récit, et Apollon, son frère. J'ai vraiment apprécié le début de l'histoire, et surtout le personnage d'Apollon que je trouve très drôle. J'ai d'ailleurs retrouvé l'humour de Rick RIORDAN que j'avais tant apprécié dans Percy Jackson et les héros grecs. La suite m'a un peu moins convaincue, on retrouve le même schéma et les mêmes ingrédients, une quête semée d'embûches avec des monstres que Percy et ses amis doivent combattre. En revanche, j'ai apprécié que certains personnages disparaissent de l'histoire, cela est un peu plus réaliste que d'être toujours vainqueur de monstres redoutables. J'ai aussi aimé que certaines relations évoluent un peu, même si ça reste à la marge, Percy semble gagner en maturité et évolue à mesure que la tension et les enjeux deviennent de plus en plus importants. La fin, fignolée par l'auteur, annonce un vrai lien avec le prochain tome, qui promet d'être explosif. J'ai hâte de découvrir les nouveaux rebondissements et vais essayer de ne pas trop tarder car je trouve qu'il est compliqué de se remémorer tous les éléments de l'histoire quand on a laissé trop de temps s'écouler entre deux tomes.

Ma note : 3/5.

Challenges.
* Défi lecture 2021 : Consigne 51 - Un livre comportant une scène où un personnage raconte un rêve ou un cauchemar - 7/100
En 2021... Je voyage : Etats-Unis (+ 20 points)