jeudi 18 janvier 2018

Throwback Thursday - La meilleure héroïne

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est La meilleure héroïne.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

La route sombre
Ma Jian
Pour ce thème, je n'ai pas choisi une héroïne de roman d'aventures car j'en lis peu. Je souhaite plutôt mettre à l'honneur la vie de cette femme pour qui avoir un enfant est synonyme de mise à mort, dans une Chine où la politique de l'enfant unique est très sévère. Ce livre est un hommage à des millions d'héroïnes chinoises qui sont obligées de se cacher, de se soumettre à la pression masculine, de mentir, de frauder, de subir la répression du planning familial au quotidien pour garder l'espoir de pouvoir un jour mettre au monde un bébé.

En résumé : Meili habite avec son mari et sa petite fille en plein cœur de la Chine rurale. Parce que son conjoint souhaite absolument un garçon pour lui donner une descendance, il a transgressé la loi en mettant enceinte Meili une seconde fois. Une nuit, les agents du contrôle des naissances arrivent au village. La petite famille est obligée de fuir. Ils choisissent le fleuve Yangtze comme refuge car moins accessible au planning familial; c'était sans compter la ténacité de la répression mais aussi la pauvreté et les paysages dévastés par la pollution qui ne leur facilitent pas la tâche.

Mon avis : La route sombre fait très certainement partie du top 5 de mes lectures favorites au cours de l'année 2017. C'est un livre très juste et très révélateur de la Chine de l'ombre, celle pour qui la croissance de ces dernières décennies n'a rien changé. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Meili qui épate par son courage et sa volonté. Son histoire, fictive mais pas tant que ça si l'on s'intéresse de près à la vie des perdants de la mondialisation prend aux tripes. Ce n'est pas pour rien que son auteur, Ma Jian, a été obligé de trouver refuge à Londres car chassé par les autorités chinoises... Un livre que je conseille à tout lecteur curieux, pour peu qu'on ait le cœur bien accroché !

samedi 13 janvier 2018

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique - Julie Grêde

En résumé.

A quelques jours de Noël, Grey, surnommée Bébé en référence à Dirty Dancing, s'apprête à rejoindre sa meilleure amie dans un chalet pour les fêtes de fin d'année. Y seront également présents les amis de la meilleure amie en question, un peu trop fêtards à son goût. Si elle a accepté ce voyage, c'est parce qu'elle vient de se séparer de son ancien petit-ami et que, bien qu'elle se soit terminée dans les larmes et dans les injures, la rupture a du mal à être digérée. A l'arrivée de Bébé à l'aéroport, point de meilleure amie pour venir la chercher. Ses acolytes et elle ont été bloqués par la neige alors qu'ils s'étaient également mis en route. Bébé est donc accueillie par le majordome qui la conduit au chalet où elle tombe sur la seule personne déjà arrivée, le beau John Bender, alias JB pour les intimes...

Mon avis.

C'est la première fois depuis que j'ai ouvert ce blog que je suis très embêtée pour rédiger une chronique. Je me trouve vraiment en peine pour trouver les mots qui pourront rendre compte de mon avis sur ce livre sans offenser son auteur. Les prochaines lignes sont donc très personnelles, ne reflètent que mon opinion et ne sont pas à généraliser, la preuve étant que ce roman obtient d'excellentes notes sur Livraddict.

Je l'ai reçu il y a un an dans le cadre d'un Swap sur le thème des romances en hiver. Tout comme pour La fille de l'hiver,  qui faisait également partie du colis, j'attendais cet hiver 2017 et quelques lumières accrochées aux balcons pour me plonger dans leurs lectures. Habituellement, je ne cours pas après les romances même si je dois avouer qu'une de temps en temps ne fait pas de mal pour détendre l'atmosphère. C'est donc avec enthousiasme que j'ai entamé celle-ci, la période se prêtant à des effusions de joie et d'amour. Mon paragraphe introductif a dû vous mettre sur la piste, le soufflet est vite redescendu. Je n'ai vraiment pas accroché à ce roman qui était plein de belles promesses.

Tout d'abord et surtout, je ne me suis pas sentie à l'aise avec le style de l'auteur. J'ai eu l'impression d'avoir affaire à une langue orale plutôt qu'écrite. Les termes familiers sont récurrents, tout comme l'emploi d'expressions essentiellement orales, qui ne peuvent pas vraiment s'utiliser à l'écrit. Le ton se veut léger, trop léger et empreint d'un humour que je n'ai pas su voir et qui n'a pas réussi à me faire décrocher un sourire. Ce style peu travaillé se retrouve également dans l'histoire que j'ai trouvée niaise. Certes, dans les romances, on s'attend toujours à quelques poncifs mais ici il n'y a plus que ça. A aucun moment je n'ai été surprise par la tournure qu'ont pris les événements, chaque élément apporté étant si prévisible. Je me suis ennuyée pendant ma lecture, ai failli lâcher le livre à plusieurs reprises mais je tenais quand même à aller jusqu'au bout pour m'en faire un avis global. Malheureusement, les personnages ne rattrapent pas les points négatifs évoqués précédemment. Je les ai trouvés lisses et sans grand intérêt, victimes eux aussi des clichés qui irriguent le roman. Le tout manque de profondeur, d'analyse, de finesse et de subtilité. L'idée de départ n'était pas mauvaise mais il aurait fallu qu'elle entre dans une autre dimension où chaque élément aurait été davantage détaillé et décrit sous un angle plus rigoureux.

Même si mon impression est globalement très négative, j'ai trouvé que l'auteur avait eu deux idées originales dans l'organisation de son récit. D'abord, elle a commencé chaque chapitre par une citation extraite de films. Ici, on reste sur des comédies romantiques mais je trouve que l'initiative est intéressante dans la mesure où elle fait découvrir au lecteur de nouvelles références. De même, en fin de livre, Julie Grêde à glissé une playlist de titres qu'elle aime particulièrement ou qui l'ont accompagnée pendant la rédaction de son roman. C'est aussi quelque chose que j'ai apprécié car c'est l'occasion de découvrir de nouvelles chansons et d'en savoir un peu plus sur l'univers de l'auteur. Voilà deux idées que j'aimerais retrouver un peu plus souvent chez d'autres auteurs.

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique fut une grande déception pour moi mais je vous encourage à aller explorer d'autres chroniques qui équilibreront la balance et qui sais, qui vous pousseront peut-être vers cette lecture dans les prochains mois.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ L'initiative d'inclure au roman des citations de films à chaque début de chapitre et une playlist musicale en fin de livre.

- Le ton du livre qui appartient au registre familier.
- Le manque de profondeur et de finesse de l'intrigue dont le déroulé est très prévisible.
- Le manque de relief des personnage.

Dernières infos.

Ceci n'est pas qu'une comédie romantique a été publié en 2016 et compte 264 pages.

Ma note.
Challenges.

Ce livre me permet d'avancer dans ces challenges:

* Défi lecture 2017 - Consigne 36: un livre écrit par un auteur belge. (41/80)

vendredi 5 janvier 2018

La fille de l'hiver - Eowyn Ivey

En résumé.

En 1920, Jack et Mabel quittent leur quotidien confortable pour rejoindre les plaines arides de l'Alaska. Ils cherchent à fuir physiquement et psychologiquement le décès de leur bébé et pensent alors que le climat rigoureux des montagnes leur offrira une seconde chance et surtout un moyen de panser les blessures. Une fois installés au milieu de nulle part, ils s'aperçoivent que la survie va être compliquée. Alors que Jack s'échine dans les champs pour faire pousser quelques vivres, Mabel meurt de chagrin et d'ennui. Le couple s'éloigne petit à petit jusqu'à l'arrivée des premières neiges et ce fameux soir au cours duquel ils laissent de côté leurs angoisses pour sortir et sculpter une petite fille de neige. Au fil des jours, celle-ci fond mais est remplacée par une véritable fillette, en chair et en os, qui apparaît de temps en temps à l'orée de la forêt. Il n'en fallait pas plus à Jack et Mabel pour raviver leur espoir de devenir un jour parents...

Mon avis.

J'ai reçu ce livre à l'hiver dernier dans le cadre d'un Swap. Il m'a donc fallu attendre un an et un nouvel hiver passé au coin de la cheminée, avec un thé de Noël dans les mains pour entamer cette lecture. Je suis toujours un peu sceptique quant aux livres ayant Noël pour thème. J'ai toujours peur que les intrigues portent essentiellement sur des histoires d'amour un peu naïves et sans véritable teneur. J'étais donc curieuse d'ouvrir celui-ci, constatant au fil des pages qu'il a tenu ses promesses d'une intrigue différente et idéale pour la période hivernale.

Il s'agit du premier roman d'Eowyn Ivey. L'histoire qu'elle nous propose ici est inspirée d'un conte de Noël russe, ce qui confère à l'histoire charme et mystère. A plusieurs reprises, j'ai eu l'impression d'être immergée dans un rêve, ne sachant plus trop si j'étais dans la réalité ou dans l'imaginaire. L'apparition de la petite fille a un petit côté magique et surnaturel, tout comme les paysages qui pourraient également appartenir à un monde onirique. D'habitude, je m'ennuie lorsque j'ai à lire des pages et des pages de description. Ici, ce n'est pas le cas, je n'ai eu aucun mal à imaginer l'environnement dans lequel évoluent les personnages. D'ailleurs, si le cadre spatio-temporel est posé dans les toutes premières pages, on a tendance à vite l'oublier pour se laisser embarquer dans un univers qui nous paraît atemporel et irréel. Les personnages sont attachants et on ne peut qu'admirer leur courage et leur humilité. Surtout, ils incarnent une certaine forme de liberté : eux, face à la nature, se nourrissant de ce qu'ils trouvent ou cultivent et débarrassés des biens matériels. Les relations qui se nouent entre eux sont agréables à observer et on en vient même à s'imaginer partager leurs échanges, comme si nous étions des voisins proches.

Ce roman doit son caractère mystérieux au style d'écriture de l'auteur. Chaque mot, chaque paragraphe, chaque événement sont savamment dosés, l'objectif étant de trouver un équilibre entre ce que le lecteur a besoin de savoir et ce qu'il doit ignorer pour conserver l'énigme de la petite fille. Le rythme est assez inégal. J'ai trouvé que la première moitié était plutôt lente car elle installe le décor et met en scène les personnages. La seconde partie est beaucoup plus dense et rapide. Ce léger  déséquilibre ne m'a pas vraiment dérangée, même si j'ai trouvé que le dénouement était un peu rapide et aurait très certainement mérité un peu plus de développements. Le résumé que je vous présente plus haut et celui qui figure sur la quatrième de couverture ne sont en aucun cas exhaustifs, ce qui est d'ailleurs très bien pour que le lecteur qui ne s'est pas encore plongé dans cette histoire soit surpris par l'ensemble des événements dont ces paysages féeriques sont le théâtre. A aucun moment, l'auteur ne tombe dans le pathos et dans le prévisible. L'émotion est là-aussi affaire d'équilibre. Elle est amenée avec justesse, sans en faire trop ni pas assez.

Voici une toute jolie histoire, idéale pour les soirées d'hiver passées sous la couette avec un chocolat chaud dans les mimines. Si vous êtes encore en train de vous constituer une PAL d'hiver, je ne peux que vous encourager à glisser ce roman en haut de la pile !

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Le charme et le mystère qui se dégagent de l'intrigue.
+ Les décors qui nous transportent dans un univers magique.
+ Les personnages qui ont des valeurs admirables et qui sont particulièrement attachants.

- Le rythme inégal entre les deux moitiés du livre.

Dernières infos.

La fille de l'hiver a été publié en 2012 et compte 448 pages.

Ma note.
Challenges.

Ce livre me permet d'avancer dans ces challenges :

* Défi lecture 2017 - Consigne 16: un livre qui se passe dans une atmosphère froide (la neige, etc). (41/80)
* ABC 2017 - Lettre I (26/26)

jeudi 4 janvier 2018

Throwback Thursday - Un livre dont j'ai envie de parler

Bonjour à tous !

Le Throwback Thursday est un rendez-vous repris par Betty Rose Books sur son blog. Les consignes sont très simples: chaque Jeudi, nous devons proposer un livre en accord avec le thème que Betty Rose Books nous aura concocté. Le but est d'enrichir notre Wish List en découvrant le choix des autres Bloggeuses!

Je tiens à préciser que toutes les images liées au Throwback Thursday proviennent du blog de Betty Rose Books.
Cette semaine, le thème est Un livre dont j'ai envie de parler.

Pour l'occasion, voici le livre que j'ai choisi:

Les gens dans l'enveloppe
Isabelle Monin
Tout d'abord, je vous souhaite une excellente année 2018, parsemée de réussites et de jolies lectures ! Il faut dire que les choses commencent plutôt bien puisque le Throwback Thursday qui inaugure cette année nous invite à prendre du plaisir en évoquant un livre dont on a envie de parler. Plusieurs idées me sont venues en tête mais en parcourant ma bibliothèque, celui-ci m'a attiré plus qu'un autre. Il s'agit d'une lecture qui a à peu prés un an et qui m'avait vraiment beaucoup plu de part son originalité et ce qu'elle vient chercher en chacun de nous.

En résumé : En Juin 2012, l'auteur, Isabelle Monin se procure sur Internet un lot de 250 photographies. Toutes sont d'une banalité bouleversante et témoignent de la vie on ne peut plus commune d'une famille au fil des années. Après les avoir visionnées à maintes reprises, elle décide d'inventer la vie de ces gens-là. La fiction constitue la première partie du livre. La seconde partie est consacrée à l'histoire vraie des personnes imaginées par la romancière. Car celle-ci n'a pas pu freiner son profond désir de retrouver les gens de l'enveloppe.

Mon avis : J'ai vraiment été profondément émue par les deux histoires, l'inventée et la réelle mais encore plus par ce qui dégage des photos qui sont jointes au manuscrit. Certaines étaient similaires à celles que j'ai pu prendre avec ma famille étant plus jeune. Je n'ai eu aucun mal à m'identifier aux personnages. On s'imagine dans les yeux de la petite fille, on retrouve dans le sourire de la grand-mère celui de la nôtre, on revoit nos parents à leur jeunesse, on se souvient de nos vacances à la campagne. C'est bouleversant de vérité et de simplicité. Par ailleurs, moi qui adore passer des heures à observer les gens et essayer d'imaginer leur vie, j'ai été très séduite par l'originalité de ce beau projet. Je ne peux donc que vous conseiller de vous précipiter vers cette lecture très touchante.

lundi 1 janvier 2018

C'est le 1er, je balance tout - Décembre 2017

Bonjour à tous!

Je n'ai pas pu participer à ce rendez-vous depuis Septembre par manque de temps. Je suis donc heureuse de pouvoir m'y remettre en cette fin 2017 et début 2018, ne sachant pas quand j'aurai de nouveau l'occasion de rédiger un article de ce type.  C'est le 1er, je balance tout! est un rendez-vous qui a été lancé par Lupiot du blog Allez vous faire lire. J'en suis très vite tombée amoureuse car j'en avais un peu assez de mes Bilans du mois qui n'étaient finalement qu'une énumération de mes lectures, sans grand intérêt. Ce rendez-vous vient rythmer les fins de mois et surtout il nous permet de découvrir plein de jolies lectures mais aussi plein de balades sur la toile, avec ou sans lien avec les livres, et ça, j'adore! 

Les règles sont très simples puisqu'il s'agit de retracer le mois écoulé au travers de quatre catégories que voici:

1. Le top et flop du mois dernier
2. Une chronique d'ailleurs
3. Un lien que nous avons adoré le mois dernier (hors chronique littéraire)
4. Une petite fierté 

Sans plus tarder commençons avec le top et flop du mois dernier.
Je n'ai pas rangé les livres par ordre de lecture mais par préférence. Vous l'aurez donc compris, le top de cette semaine est pour La faim, la bagnole et nous écrit par Fabrice Nicolino, un journaliste pour qui j'ai beaucoup d'admiration. Il s'attaque dans cet essai au danger des biocarburants. Comme toujours, son argumentation est précise, rigoureuse, bien documentée et son talent pour manier l'ironie apporte un plus non négligeable à la lecture. Ensuite, j'ai beaucoup apprécié La fille de l'hiver, roman dont les frontières avec le fantastique sont floues. Son auteur nous embarque au beau milieu de l'Alaska, dans un univers onirique et doux comme la neige qui blanchit les sommets des montagnes. C'est une lecture idéale pour la période hivernale, qui ne tombe ni dans la pathos ni dans les clichés habituels des histoires de Noël. La quatrième tome des aventures d'Agatha Raisin m'a également conquise. Même si certains points noirs demeurent, je commence sérieusement à m'attacher aux personnages et j'éprouve de plus en plus de plaisir à les retrouver à chaque fois. Ce tome est rempli d'action, de suspense et d'humour et la fin est surprenante. Je n'ai qu'une envie: me lancer dans le suivant !

Cependant, j'ai été un peu déçue par La méthode Schopenhauer. Je m'attendais à une vulgarisation des théories de ce philosophe, ce qui est le cas mais le tout manque de profondeur. J'ai beaucoup aimé les chapitres qui sont consacrés au philosophe mais j'ai été moins séduite par les autres chapitres qui constituent l'intrigue. On peine à entrer dans le vif du sujet et on assiste tout au long du livre à des séances de thérapie de groupe, ce qui est un peu ennuyant à la longue, surtout que je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Mon autre déception va pour Ceci n'est pas qu'une comédie romantique. Je n'ai pas apprécié ma lecture de bout en bout. J'ai trouvé l'intrigue sans aucun relief, bourrée de clichés et de platitudes. Je n'ai pas non plus accroché au ton employé par l'auteur, trop familier à mon goût. Mon tout premier une fleur sur le blog...

Continuons avec les chroniques vues d'ailleurs. 

* Lors d'un précédent "C'est le 1er, je balance tout", je vous avais présenté le blog de Petite Plume sur lequel j'aime beaucoup aller me balader car je ressors toujours avec de nouvelles idées de lecture. Il y a quelques semaines, elle a publié un article sur les genres littéraires que je trouve absolument génial. Il fut pour moi d'un grand secours car j'ai souvent du mal à m'y retrouver, surtout que ce qui est noté sur les fiches Livraddict est parfois trompeur. Je voulais donc partager ce lien et lui rendre hommage car les recherches et la rédaction de l'article ont dû lui demander un temps fou !

* Je tenais également à vous parler d'un blog qui vient de faire son entrée sur la blogosphère, Humblement vôtre. Celle qui est derrière tout ça, Lauriane, vous présente des articles ayant pour thème la lecture bien évidemment mais également le cinéma et les séries. J'ai craqué pour de nombreuses raisons : nos goûts sont similaires, les chroniques sont variées et adoptent des formats différents (top's, blablabla's, etc), le design du blog est très agréable et on ressort toujours de là en ayant l'impression d'avoir appris tout un tas de choses !

Je vous ai présenté la liste des nominées, à vous de déterminer la gagnante, sachant qu'elles peuvent l'être toutes les deux ! Enchaînons désormais avec les liens venus des stratosphères du Web.

* J'écoute beaucoup la radio, en particulier Radio France. On y trouve des émissions vraiment très intéressantes et j'ai décidé aujourd'hui de vous présenter La compagnie des auteurs qui est diffusée sur France Culture du Lundi au Jeudi de 15h à 16h et disponible en podcast. Matthieu Garrigou-Lagrange nous raconte un auteur par semaine (sa vie, son oeuvre, les thématiques qu'il aborde) ou présente divers auteurs en fonction d'un thème. Je ne vous cache pas que sont souvent choisis des auteurs de la littérature classique mais il y a quelques semaines, quatre épisodes ont été consacrés à J.K Rowling. Je suis en train de les écouter et je suis ravie de toutes les informations que j'y apprends.


* A présent, je souhaite vous parler d'un site que j'ai découvert il y a quelques mois alors que j'étais exilée pour mes études et que je m'ennuyais (un peu). Il s'agit de Postcrossing. Ce site a pour objectif de mettre en relation des personnes du monde entier souhaitant envoyer ou recevoir des cartes postales d'autres pays et ainsi découvrir une part du quotidien d'un autre Postcrosser. Le fonctionnement est simple : le site sélectionne au hasard des adresses auxquelles envoyer des cartes. Une fois que le destinataire a reçu la sienne, il l'enregistre puis notre propre adresse est proposée à un autre expéditeur. Pour le moment, j'ai dû envoyer quatre ou cinq cartes et en recevoir le même nombre. J'y vais plutôt lentement car j'aime prendre du temps pour choisir une carte en fonction des goûts de la personne et écrire un petit texte, mais aussi parce que cette activité représente un coût, entre la carte et le timbre (tarif européen ou international). Mais je dois dire que c'est très agréable d'ouvrir sa boîte aux lettres et de tomber sur une carte de l'autre bout du monde écrite par une personne inconnue. Ça change des factures EDF !


* En dehors de la lecture, j'aime beaucoup jouer aux jeux de société, même s'il est parfois difficile de réunir du monde autour de la table pour taper le carton. Je souhaitais donc vous présenter un jeu que j'ai reçu à Noël et que j'apprécie beaucoup, Century - La route des épices. Les joueurs incarnent des marchands d'épices, le but étant d'accumuler des épices plus ou moins rares pour ensuite pouvoir acheter des monuments qui rapportent des points et qui, additionnés, désigneront le vainqueur en fin de jeu. Il s'agit d'un jeu très agréable, aux jolies illustrations qui nous nous font voyager en Orient et il nous laisse libre de développer ou pas des stratégies. Si vous ne savez pas comment occuper vos après-midi pluvieuses de Janvier et Février, je ne peux que vous conseiller ce jeu, entre deux et cinq joueurs.

Terminons désormais avec la minute fierté et réhaussement d'un ego en perte de vitesse!

Décembre a été le mois des lumières de Noël, des jours qui raccourcissent, des fêtes, des feux de cheminée, des cadeaux mais aussi des examens pour ma part. Dur dur de s'y remettre quand on est entré dans la vie active depuis un petit moment. Malgré le stress et la panique, je m'en suis bien sortie, avec des notes qui ont dépassé tous mes espoirs. Je pars donc confiante pour la suite du Master.
Concernant mon activité livresque, ce bilan est l'occasion de faire un point sur les scores que j'ai obtenus aux différents challenges auxquels que je m'étais inscrite en Janvier 2017. Pour des premières participations, je suis plutôt contente. Pour ce qui est du challenge des 100 romans à lire en 2017, je suis arrivée à 51 livres sur 100, soit un peu plus de la moitié. Ce challenge a eu le mérite de me donner un aperçu de ma consommation livresque sur une année. Je compte bien sûr faire mieux en 2018 ! Quant au défi de lecture qui avait pour objectif d'un lire un roman répondant à des consignes précises, je suis parvenue à valider 42 consignes sur 80, ce qui est une fois de plus un peu au-dessus de la moyenne. Je pense que j'aurais pu faire mieux mais j'aurais quand même été limitée dans ma progression car certaines consignes auraient été quoiqu'il arrive impossibles à valider parce qu'elles ne correspondaient pas à mes styles de lecture. Pour finir, le challenge ABC fut une totale réussite dans le mesure où j'ai validé toutes les lettres de l'alphabet et j'ai atteint les 5 000 pages obligatoires. Même si ces expériences ont été agréables et m'ont parfois poussée hors de ma zone de confort, je ne me suis pas inscrite à d'autres challenges pour 2018 car l'année va être assez chargé sur le plan professionnel, alors je n'ai pas envie de m'imposer des contraintes supplémentaires.

Je vous souhaite une excellente année 2018 remplie de jolies lectures !

samedi 30 décembre 2017

La méthode Schopenhauer - Irvin Yalom

En résumé.


Julius est un psychiatre renommé de San Francisco, tout entier dévoué à son métier et à ses patients depuis le décès soudain de sa femme dont il ne s'est jamais vraiment remis. Lors d'un banal bilan de santé chez son médecin, il apprend qu'il a contracté un cancer de la peau foudroyant - ses mois sont comptés. Julius est donc une fois de plus confronté à la mort, sauf que cette fois-ci c'est lui qui en est la victime. Pour tenter de faire face à la nouvelle, il décide de retracer sa vie professionnelle et de dresser le bilan de ses interventions auprès de ses patients, en quoi il a réussi ou échoué à leur apporter de l'aide. Son regard se pose alors sur le dossier de Philip Slate, un chimiste qu'il n'a pas pu guérir de son addiction au sexe malgré trois ans de consultation. Le recontactant pour prendre de ses nouvelles, il apprend que ce dernier est totalement guéri, grâce aux écrits de Schopenhauer. Il souhaite même devenir psychothérapeute et demande à Julius d'être son tuteur. Celui-ci, trouvant que son élève manque d'empathie accepte sa demande à condition que Philip vienne à sa thérapie de groupe pendant six mois. C'est principalement le contenu de ces séances qui est raconté ici.

Mon avis.

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard, cherchant dans une librairie un livre dont le nom de l'auteur commencerait par la lettre Y pour poursuivre mon challenge ABC. Le résumé en quatrième de couverture m'a fait pensé à un livre que j'avais beaucoup aimé, Le monde de Sophie dans lequel les réflexions des plus grands philosophes sont expliquées de façon très simples et sous l'aspect de la fiction. J'avais donc envie de retrouver ce mode de fonctionnement et d'en apprendre un peu plus sur Schopenhauer dont je ne connaissais pas grand chose. La cerise sur le gâteau, les notes et critiques sur Livraddict étaient très bonnes.

Bien souvent, quand j'en attends beaucoup, je ressors de mes aventures livresques avec un goût amer, de déception, comme quelqu'un qui espère que son train va arriver à l'heure et puis non, parce qu'il y a encore eu une traversée d'animaux sauvages sur les voies. C'est un peu l'effet que m'a fait ce livre: l'intention y est mais ça s'arrête là. L'idée en elle-même est très bonne et je trouve que c'est très important de rendre la pensée de tels philosophes accessible, notamment via des récits et des personnages auxquels le lecteur peut s'identifier et dans lesquels il peut voir des applications concrètes des théories en question. Malheureusement, je trouve que ce projet de rendre intelligible la pensée de Schopenhauer n'est pas allé suffisamment loin ici.

Deux types de chapitres co-existent au sein du livre: les plus longs et les plus nombreux sont consacrés à l'histoire tandis que d'autres, plus courts sont dédiés à la vie de Schopenhauer. Cette alternance des styles m'a plu car elle donne un rythme à l'intrigue. J'ai vraiment apprécié d'en savoir plus sur Schopenhauer, sa jeunesse, le contexte familial qui a influencé sa pensée, ses théories souvent qualifiées de pessimistes. Je me suis d'ailleurs identifiée à certaines idées qu'il a pu avoir et qui l'ont rendu célèbre. En revanche, je n'ai pas du tout accroché à l'intrigue en elle-même. Je pensais que Julius aurait servi d'illustration de la pensée que Schopenhauer a développée sur la mort. Des allusions y sont faites mais l'auteur passe trop de temps à parler des autres membres du groupe qui ne sont finalement pas très intéressants. Je n'ai pas trop su voir où voulait en venir I. Yalom qui est pourtant psychiatre et amateur de philosophie. Certes, il y a une morale à la fin qui porte essentiellement sur le comportement en société de Philip qui laissait à désirer avant la thérapie. Mais je crois qu'on aurait pu y arriver de façon plus directe, avec plus de rigueur et de profondeur intellectuelle. Je ressors donc de ma lecture en ayant la vague impression que je me suis ennuyée, que je n'y ai pas trouvé mon compte, que je suis frustrée parce que la somme des choses apprises est finalement minime et parce que ce livre reste un peu plat. Oui, ça fait beaucoup, comme le prix d'un cookie au bar TGV en voiture 4.

Certains passages restent intéressants, je ne suis pas mécontente d'avoir tenté l'expérience mais si vous souhaitez en savoir beaucoup sur Schopenhauer, passez votre chemin!

D'un coup d'oeil, les plus, les moins.

+ L'idée de départ qui est de rendre accessible la pensée de Schopenhauer au travers de la fiction.
+ Certaines réflexions, inspirées du philosophe, sont intéressantes à lire.
+ Les chapitres qui portent sur la vie du philosophe.
+ L'alternance entre ces chapitres et les autres dédiés à l'intrigue.
+ Le style d'écriture tout à fait accessible.

- Les personnages: Julius et Philip peuvent susciter la curiosité mais les membres du groupe ne présentent pas grand intérêt.
- Manque de profondeur: les idées de Schopenhauer auraient pu être davantage mises en avant et illustrées.

Dernières infos.

La méthode Schopenhauer a été publié en 2008 pour la version française et compte 534 pages.

Ma note.
Challenges.

* ABC 2017 - Lettre Y (25/26)

dimanche 24 décembre 2017

Baguettes chinoises - Xinran

En résumé.

Les protagonistes, Trois, Cinq et Six tirent leurs prénoms de leur position au sein de la fratrie, uniquement composée de filles. C'est d'ailleurs le drame de leurs parents, ne jamais avoir pu mettre au monde un garçon, ce qui en Chine est synonyme de déshonneur. Ils ont tout de même pu échapper au courroux du planning familial grâce à des connaissances bien placées. Les trois sœurs, issues de la Chine rurale, sont des baguettes. Voici le terme concédée dans les années 90 pour ces filles qui finalement ne servent pas à grand chose pour le travail dans les champs. Les hommes, appelés des poutres, sont bien plus forts, responsables et courageux. Trois décide un jour de partir de sa campagne qui l'a vue grandir afin d'échapper au mariage arrangé qui l'attend. Elle rejoint Nankin, une ville en pleine explosion et ouvre ainsi la voie pour deux de ses autres sœurs. Toutes les trois comptent bien montrer qu'elles aussi, elles peuvent devenir des poutres, si on leur accorde un peu de confiance.

Mon avis.

Voici ma deuxième lecture sur la Chine contemporaine en quelques semaines. Il faut dire que trouver un auteur dont le nom commence par un X n'est pas chose aisée. Heureusement que les auteurs asiatiques sont là ! Il y a peu, je vous ai parlé de La route sombre de Ma Jian, un livre à cheval sur le documentaire et la fiction et dont le thème est la politique de l'enfant unique. J'avais été frappé par les faits relatés et par la plume incisive de l'auteur. Je pensais retrouver la même verve ici mais il n'en est rien. Certes, on est immergé dans la culture chinoise mais le tout reste gentillet et on ne referme pas du tout le livre avec les mêmes impressions.

Ce livre ne vous apprendra pas comment manier des baguettes (même si j'en aurais bien besoin). Le projet de l'auteur n'a en effet rien de culinaire. Il se situe plutôt du côté du documentaire. Xinran, avant de partir pour l'Angleterre a animé en Chine des émissions de radio sur la position des femmes sous le régime. Pour cela, elle a sillonné le pays à la recherche de témoignages lui apportant du grain à moudre. De ces rencontres, elle en a choisies trois qui font l'objet de ces quelques pages. Même si les parcours racontés sont bien les leurs, le récit emprunte à la fiction puisque les trois jeunes femmes ne sont en réalité pas des sœurs. Le ton employé par l'auteur est plutôt agréable, plaisant et léger. L'exode des trois protagonistes s'est soldé par une réussite. Elles n'ont rencontré aucun obstacle sur leur route, les gens ont tous été très serviables et aidants avec elles. Elles ont toutes des personnalités plutôt lisses et dévouées comme toute bonne baguette. Même si elles ont fui leur père et même si elles se surprennent à avoir de l'ambition, elles restent dans le cadre imposé par la société et on n'a pas l'impression d'assister à un vrai bouleversement des mentalités. Bref, ce sont trois histoires qui se finissent bien, comme dans les contes ancestraux chinois.

J'ai donc globalement été déçue par ce récit un peu plat, dans lequel rien ne se passe véritablement. Je m'attendais à davantage de conviction de la part de l'auteur qui connaît bien la problématique de la place des femmes dans la société chinoise. Alors pour résister à mon ennui, j'ai essayé de me rattraper sur tous ces passages racontant la culture chinoise et distillés ça et là, au milieu des histoires de Trois, Cinq et Six. Je ne suis pas une grande sinophile et avant ces deux dernières lectures, j'ignorais beaucoup de choses sur cette culture aux antipodes de la nôtre. C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans cette façon d'écrire que je trouve atypique quand on est habitué à lire des productions occidentales. Les codes restent les mêmes mais il y a une certaine douceur, un certain calme et le poids de la tradition se fait ressentir. L'auteur en profite pour glisser quelques comparaisons entre la Chine rurale et la Chine moderne, l'exode de milliers de paysans rejoignant la ville pour faire vivre les autres membres de la famille restés à la campagne. Elle dit quelques mots sur le positionnement du pays, entre communisme et capitalisme. Elle confronte également les points de vue chinois et occidentaux sur la politique menée par les dirigeants successifs. Par ailleurs, nombreuses sont les descriptions des fêtes typiques du pays, de la nourriture, des modes de vie, toujours sous l'angle des regards innocents des trois paysannes. Grâce à ces passages, j'ai eu le sentiment d'apprendre de nouvelles choses et de partir en voyage pour pas cher.

Baguettes chinoises est une lecture agréable et dépaysante. Il ne faut malheureusement pas s'attendre à plus. Les trois intrigues manquent de relief et on finit par attendre la fin avec impatience.

D'un coup d’œil, les plus, les moins.

+ Les passages instructifs sur la culture chinoise.

- Une intrigue qui manque de relief - le courage dont ont fait preuve les trois sœurs auraient pu être davantage mise en avant.
- La longueur de certains passages.

Dernières infos.

Baguettes chinoises a été publié en 2008 et compte 341 pages.

Ma note.
Challenges.

* Défi lecture 2017 - Consigne 58: un livre d'un auteur asiatique. (39/80)
* ABC 2017 - Lettre X (24/26)