samedi 28 juillet 2018

Saga Joséphine Cortès - Katherine Pancol

Pour plus de facilité et surtout parce que mes avis risquaient de devenir redondants, je consigne sur cette page les chroniques des trois tomes constituant la saga Joséphine Cortès, à savoir Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le Lundi. Ces trois livres ont été publiés entre 2006 et 2010 et sont plutôt des gros pavés (800 pages en moyenne). Bonne lecture !

Tome 1 : Les yeux jaunes des crocodiles.

En résumé : Joséphine Cortès traverse une mauvaise passe. Elle se dispute avec sa mère, une sorte de cure-dents un peu coincée qui règne sur son royaume d'une main de maître, son mari la trompe puis la quitte pour partir avec sa nouvelle conquête à l'autre bout du monde pour élever des crocodiles, sa fille aînée la martyrise car elle la trouve trop empotée, sa sœur, la belle Iris à qui tout sourit lui fait de l'ombre, et elle se retrouve bientôt à court d'argent, son salaire d'enseignante spécialisée dans le Moyen-Age au CNRS ne suffisant plus pour payer les traites de son appartement à Courbevoie. Heureusement, elle peut compter sur les étoiles, elle leur parle, leur susurre des mots doux et ces dernières l'écoutent avec attention et lui envoient des petits signes qui changent peu à peu le cours de sa vie.

Mon avis : C'est la deuxième fois que je me lance dans la lecture de ce (très) gros livre. J'avais d'une part envie d'en faire la chronique sur ce blog mais je souhaitais aussi me replonger dans l'histoire de Joséphine. C'est le genre d'intrigue idéale pour la période estivale. On est sur un roman feel-good mais qui ne tombe pas non plus dans le trop facile ou dans la niaiserie. J'ai été séduite par l'écriture de l'auteur que j'ai trouvée extrêmement fluide, on tourne les pages sans s'en rendre compte. Cependant, le style est un peu particulier. Cela ne m'a pas dérangée, sauf au moment des dialogues qui manquent un peu de réalisme, je n'ai jamais rencontré personne qui s'exprimait avec les tournures de phrases employées par l'auteur. Cela va avec le côté caricatural des personnages, qui ne m'avait pas choquée lors de ma première lecture mais qui m'a un peu gênée cette fois-ci. Cela a donné naissance à un sentiment paradoxal durant ma lecture : si je me suis complètement immergée dans l'histoire, ne pouvant plus lâcher mon livre, j'ai été déçue par le manque de réalisme de certains personnages, alors même que c'est une histoire du réel, du quotidien. Si on oublie les extrêmes servis dans ce livre (Iris n'est pas riche, elle est TRÈS riche, Joséphine n'est pas enseignante, elle est enseignante-chercheuse au CNRS, Hortense, la fille, ne fait pas juste une crise d'adolescence, elle est absolument odieuse avec sa mère), chaque lecteur pourrait s'identifier très facilement aux personnages, étant donné la diversité de ceux-ci. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on se sent happé par l'intrigue. Quoiqu'il en soit, la lecture est quand même agréable, sans prise de tête et j'ai déjà hâte de me plonger dans le prochain tome.

Ma note : 3/5

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